Pourquoi lui ?
Pour une raison qu’il faudra approfondir, la rentrée littéraire de janvier est marquée par la présence du père. Découvrir que Winston était un petit con devenu adulte, sorte d’Oscar Wilde punk, que seule la guerre a su révéler, et tout ça pour son père, voilà ce qu’on appelle un éclairage de l’histoire.
Où le lire ?
Dans la salle d’attente de votre psy.
Incipit.
« Longtemps sa vie n’a été qu’une préface – éperdue, illisible.»
Le passage à retenir par cœur.
« Et maintenant ? Bon, une guerre, c’est affreux, mais il n’est pas si fâché que les faits lui donnent raison. Il a, croit-il, toutes les cartes en main. Dans la nuit, tous les navires de la flotte recevront l’ordre d’ouvrir les hostilités avec l’Allemagne. À lui de jouer – oui, la guerre est un jeu, vous ne le saviez pas ? D’ailleurs, rassurez-vous, c’est l’affaire d’un été, la saison idéale, si on aime l’exercice et le grand air. »
À qui l’offrir ?
À votre père ou votre fils, au choix.

Tu seras un raté mon fils, Christophe Ferney, éd. Albin Michel, 249 p., 17 €
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