Jeffrey Epstein collectionnait des horreurs. A son image. D’abord la peinture de Bill Clinton sous le nom de « Parsing Bill » où l’on découvre l’ancien Président dans une robe bleue et des talons hauts rouges signée par Petrina Ryan-Kleid, qui a fréquenté la New York Academy of Art. Ensuite il y avait d’autres bizarreries dans sa collection comme un échiquier avec des pièces personnalisées inspirées de ses membres féminins ou encore un portrait nu d’une femme dans sa salle de bain, un caniche en peluche et une poupée féminine grandeur nature suspendue à un lustre de son manoir de l’Upper East Side. Dans ce même manoir abritait une peinture murale au deuxième étage représentant «une scène de prison photoréaliste qui comprenait des barbelés, des agents de sécurité et un poste de garde, avec Jeffrey Epstein représenté au milieu.
Stuart Pivar (collectionneur d’art américain de Brooklyn, connu pour être l’un des fondateurs de la New York Academy of Art avec Andy Warhol) a expliqué ce qui pourrait relier le goût d’Epstein pour l’art: «Jeffrey était amusé d’avoir dans sa maison de l’art faux qui ressemblait à de l’art vrai.
Aujourd’hui c’est l’un des piliers économiques du monde de l’art qui tombe. Son nom ? Leon Black. Tout le monde le connait dans cet univers. Aboslument tout le monde. Il est un banquier d’investissement multi-milliardaire qui figure sur la liste d’ARTnews des 200 plus grands collectionneurs. Il est aussi le président du conseil d’administration du Museum of Modern Art à New York. Et bien cet homme de pouvoir sera assigné à comparaître par des responsables des îles Vierges américaines pour leur enquête sur Jeffrey Epstein.
Selon un rapport du New York Times, les assignations à comparaître émises par Denise N.George, procureure générale des îles Vierges américaines, demanderont des déclarations de revenus et d’autres documents financiers aux gestionnaires de la fortune de Leon Black, y compris à Black Family Partners et à Elysium Management, ainsi qu’à qu’à la société de capital-investissement Apollo Management, qu’il a employée pour bâtir « sa collection » d’art.
Évidemment, Jeffrey Epstein a été administrateur de la Leon Black Family Foundation et Leon Black a déclaré qu’Epstein lui avait donné des conseils stratégiques et commerciaux au cours de leur relation. Le New York Times rapporte que Leon Black et ses entreprises ont versé des millions de dollars à Southern Trust Company, que Jeffrey Epstein a créée dans les îles Vierges en 2013, et que deux des fils de Leon Black restent répertoriés comme membres du conseil d’administration d’Environmental Solutions Worldwide, une société dans laquelle Jeffrey Epstein avait investie.
Leon Black a écrit à ses employés d’Apollo en 2019 que la société «n’a jamais fait affaire avec M. Epstein à aucun moment» et qu’il était «profondément troublé par la conduite qui fait maintenant l’objet d’accusations criminelles contre M. Epstein. » LOL.
C’est un séisme dans le monde de l’art au bord de l’effondrement. La vérité arrive avec le dévoilement qu’elle amène. Pour information, Jeffrey Epstein a maintenu des liens avec BEAUCOUP d’autres personnalités et institutions du monde de l’art de son vivant, notamment avec la New York Academy of Art, le MIT Media Lab, le marchand Leah Kleman et d’autres français plus ou moins célèbres qui pour l’instant n’osent plus trop la ramener.
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Écrit par
Zoé Sagan
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