Le diplomate français Fabrice Aidan a été licencié de la banque Edmond de Rothschild pour une affaire pédocriminelle qui a refait surface trois ans plus tard. Le financier new-yorkais Jeffrey Epstein est alors intervenu pour jouer les médiateurs.
Dans les coffres suisses, le sang se lave en millions.
FBI. New York. Fabrice Aidan clique sur l’interdit. Exfiltré comme un secret d’État. Pas de justice. Pas de trace.
Rothschild ouvre les portes. Epstein, déjà dans la maison, pousse le diplomate à l’intérieur.
Le livre tombe. « Pédophile impuni. » Ariane blêmit. Son bras droit clique sur Epstein. Le prédateur répond : « Je m’occupe de tout, comme pour Olivier. Donne-moi un chiffre. »
Juillet 2016. « Si tu me donnes un chiffre qui te convient, je m’en occuperai. »
Septembre. Licenciement. Menaces prud’hommes. Epstein négocie dans l’ombre.
Mai 2017. Il loue tout Broadway pour Oslo. Diplomates, velours rouge, champagne. Aidan pose, sourire intact. Puis le SMS tombe : « 100 000 par an pendant trois ans. Tu les prends ? »
La banque paie. En millions. Sous NDA plus épais que leurs coffres. « Délirant », disent-ils. Mais ils signent. Ils paient pour que personne ne sache.
Ils ont les meilleurs avocats, les meilleurs communicants, les ex-ministres, les ex-tout. Ils arrosent, ils menacent, ils achètent les colonnes.
Pour que jamais on ne s’intéresse.
Mais les fichiers tombent. Janvier 2026. 211 mentions. Ariane. Epstein. Aidan. Le théâtre Broadway. Les rapports. Les silences négociés.
Ils sont empêtrés. Jusqu’au cou. Dans leurs propres fils d’or.
Même en payant les rois du barreau, même en hurlant « fake news », ils ne savent plus comment s’en sortir.
Le piège qu’ils ont huilé avec des millions se referme sur eux.
Rothschild croyait que l’argent pouvait tout acheter. L’argent ne rachète plus rien.
Ils vont tous tomber.
Parce que les fantômes d’Epstein ne se laissent pas corrompre et que les banques suisses, un jour, fuient le sang.
2013 : Fabrice Aidan, diplomate français détaché à l’ONU à New York, est soupçonné par le FBI de consultation régulière de sites pédopornographiques. Exfiltration discrète, retour au Quai d’Orsay sans sanction ni transmission à la justice française.
2014 : Recommandé par Olivier Colom (ex-conseiller de Sarkozy), il est embauché par la banque Edmond de Rothschild comme responsable du développement international. Epstein, déjà conseiller de la banque, fait partie du réseau.
Avril 2016 : Le livre de Vincent Jauvert (« La face cachée du Quai d’Orsay ») révèle l’affaire (« un pédophile impuni »). La collaboratrice d’Ariane de Rothschild alerte aussitôt Epstein.
Juillet 2016 : Epstein écrit à Ariane : « Je suis heureux d’intervenir dans l’affaire Fabrice, comme pour Olivier. Si tu me donnes un chiffre qui te convient, je m’en occuperai. »
Septembre 2016 : Licenciement pour « insuffisance professionnelle ». Aidan menace les prud’hommes. Epstein devient le négociateur officieux.
Mai 2017 : Epstein loue tout le théâtre Vivian Beaumont à Broadway pour la pièce Oslo (invités ONU). Photos d’Aidan, Colom et Epstein. Quelques jours plus tard, Epstein propose à Aidan : 100 000 € par an pendant trois ans (300 000 € au total) pour solder le litige.
La banque conclut un accord confidentiel (NDA), refuse publiquement le rôle d’Epstein, qualifie les demandes d’« absolument délirantes », mais paie le silence.
Aidan poursuit sa carrière : retour Quai, conseiller à l’International Peace Institute, conseiller d’Audrey Azoulay à l’UNESCO, puis Engie (suspendu 2023).
2020 : DGSI alerte la justice sur sa « fascination pour les jeunes adolescents ».
2026 : 211 mentions dans les fichiers Epstein publiés. Enquêtes administrative (Quai) et judiciaire (parquet de Paris) rouvertes.