Le monde de l’informatique a perdu un de ses pionniers les plus influents. Cofondateur de la Raspberry Pi Foundation, Jack Lang est décédé le 23 avril à l’âge de 76 ans. Sa disparition marque la fin d’une ère pour le secteur technologique, mais son héritage perdure à travers le succès du Raspberry Pi.
Né en janvier 1948, Lang a joué un rôle crucial dans le développement du logiciel des BBC Micro, des micro-ordinateurs qui ont influencé plus tard le Raspberry Pi.
En 2012, sort le premier Raspberry Pi. Cet ordinateur monocarte avait pour mission de révolutionner l’apprentissage de l’informatique et des compétences numériques. Au final, il sera utilisé pour bien plus d’applications.
Un petit ordinateur pour tous
Le Raspberry Pi, conçu pour être accessible et abordable, a dépassé toutes les attentes en termes de popularité et d’impact. Depuis son lancement, plus de 61 millions d’unités ont été vendues. Le Raspberry Pi a non seulement démocratisé l’accès à l’informatique éducative, mais a également inspiré une multitude de projets, des simples bricolages aux innovations complexes.
Pour ma part, je me suis procuré un Raspberry Pi en 2017 pour monter un microPC de rétrogaming. C’était une plateforme magnifique pour faire tourner RetroPi ou RecalBox et surtout ça m’avait alors économisé l’achat d’un Nes Mini, introuvable à sa sortie.
Aujourd’hui, le Raspberry a bien évolué. On trouve même des modèles embarqués dans des claviers pour une solution tout-en-un comme le Raspberry Pi 400. Mais au fil du temps, le petit ordinateur s’est embourgeoisé. Il est loin le temps de rendre l’informatique accessible à tous comme le voulait Jack Lang.
Le Raspberry s’embougeoise
En 2024, un Raspberry Pi 5, sorti en fin d’année dernière, se négocie entre 90 et 120 €. On n’est plus sur de l’achat coup de tête que j’avais pu faire pour mon Raspberry Pi 3 en 2017. On parlait alors de 20 ou 30 euros, une faible somme à engager. Néanmoins, on gagne en fonctions au fil des générations. Un peu plus de RAM par-ci, un port microSD plus rapide par là ou encore la nouvelle puce RTC du Raspberry Pi 5. C’est tout bête, mais elle permet de garder en mémoire des informations même lorsque le PC est éteint.
Un successeur boosté à l’IA
Et puis il y a les descendants spirituels du Raspberry Pi. Le Banana Pi BPI-M5 Pro est un exemple très à jour. Cet ordinateur monocarte est basé sur une architecture ARM et possède un NPU qui lui octroie des capacités d’intelligence artificielle. Avec une puissance de calcul théorique de 6 TOPS, il peut gérer la reconnaissance d’images par IA en local.
Si l’idée initiale de Jack Lang a été dépassée, on se rappellera surtout de lui qu’il a allumé la flamme d’un nouveau vent de curiosité pour la micro-informatique pour des millions de bidouilleurs à travers le monde.

Source : frandroid
Partager cet article
Écrit par
Rrose Sélavy
Rejoindre la conversation
De Xavier Niel à Mimi Marchand – Comment ils ont fait élire Macron
Problème : l’ancien Premier ministre Alain Juppé est alors en tête des sondages. À 36 ans, le secrétaire général adjoint de l’Élysée est, lui, encore inconnu du grand public. Il sait que, pour gagner une élection, il a besoin de la presse. Pour faire décoller sa carrière politique, Macron
Apocalypse européenne : 3 jours pour sauver votre vie grâce à ce simple geste !
« Tenez 72 heures ! », voilà la consigne prophétique du rapport Niinistö remis à la Commission européenne. En clair, chers habitants du vieux continent, votre placard devient désormais un bastion stratégique contre les tempêtes géopolitiques et climatiques à venir. Une Europe résiliente ne commencera pas par Bruxelles ou Strasbourg, mais dans vos
DAOcratie : Et si une blockchain gouvernait un pays ?
Qu’est-ce qu’une DAO ? Une DAO (Decentralized Autonomous Organization), ou organisation autonome décentralisée, est un système de gouvernance basé sur la blockchain. La blockchain, c’est un registre numérique infalsifiable, distribué sur un réseau de milliers d’ordinateurs. Elle garantit que chaque transaction, chaque décision, est transparente et sécurisée.