« Oui, j’ai été à l’école privée », lance Gabriel Attal, à l’été 2023, sur le perron du ministère de l’Education nationale, dont il prend les rênes à la suite de Pap Ndiaye. Et d’embrayer : « Je n’ai pas à renier ou à m’excuser pour ce choix qu’ont fait mes parents à l’époque, comme des millions de parents le font chaque année. »
Le désormais Premier ministre, nommé ce mardi 9 janvier 2024 en remplacement d’ Elisabeth Borne, n’a pas été dans n’importe quelle école privée. De la grande section de maternelle à la terminale, il est scolarisé à l’Ecole alsacienne, un établissement laïque sous contrat d’association avec l’Etat, installé dans le cossu 6e arrondissement de Paris. Avant lui, d’autres personnalités politiques y ont étudié, parmi lesquelles Agnès Buzyn et Stanislas Guerini.
Il n’y a qu’à consulter la FAQ du site de l’école pour en saisir la réputation. Dans celle-ci, l’établissement pose ces questions : « L’Ecole alsacienne est-elle l’école du ‘Gotha’ ? Est-elle élitiste ? » Ce à quoi elle répond : « Nous sommes bien conscients que les élèves de l’Ecole alsacienne sont, en moyenne, issus d’un milieu social favorisé, en raison de notre situation géographique […] et de nos frais de scolarité », qui chiffrent à ce jour à 3.555 euros l’année. Mais d’assurer qu’elle ne cherche « absolument pas à recruter des élèves qui seraient des « fils ou fille de » personnalités », et que les frais de scolarité, « par comparaison avec d’autres établissements privés parisiens », ne sont « pas excessifs ».
L’école souligne par ailleurs qu’elle veut augmenter la mixité sociale dans ses rangs. Pour ce faire, elle permet à des parents qui n’ont pas les moyens de régler les frais de scolarité d’en être exemptés – en tout ou partie. En 2023-2024, ce sont ainsi 12,7 % des élèves qui bénéficient d’une scolarité aidée. Une part que l’école dit vouloir hisser à 20 % dans les années à venir.
Sciences Po Paris et l’université Panthéon-Assas
Son bac en poche, Gabriel Attal intègre Sciences Po Paris, en 2007. Il en sort diplômé en 2013, avec un master en affaires publiques. Un cursus en parallèle duquel il suit une licence de droit à l’Université Paris-Panthéon-Assas – licence qu’il n’obtient pas, nous fait savoir l’université.
De là, le jeune diplômé enchaîne avec une carrière éclair en politique. En 2012, il devient conseiller au ministère des Affaires sociales et de la Santé, auprès de Marisol Touraine, alors que François Hollande est chef d’Etat. En 2017, il est élu député La République en Marche dans les Hauts-de-Seine, département où il est né.
A partir de 2018, il devient tour à tour secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, porte-parole du gouvernement, ministre délégué chargé des Comptes publics, avant d’être promu ministre de l’Education nationale à l’été 2023. A peine six mois plus tard, c’est à Matignon qu’on l’appelle, faisant de lui le plus jeune chef du gouvernement de l’histoire de la Ve République, lui permettant au passage de détrôner Laurent Fabius, qui avait 37 ans lors de sa nomination au même poste.
Source : Les Echos
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Écrit par
Mary Josephson
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