Le président russe Vladimir Poutine a souligné dans un entretien télévisé diffusé mercredi le « ressentiment » de son homologue Emmanuel Macron en raison de l’influence grandissante de la Russie en Afrique, notamment du fait du groupe paramilitaire Wagner.
« Oui, je pense qu’il y a de la rancune », a dit Vladimir Poutine, assurant avoir eu par le passé avec le président français des échanges « très francs sur ce sujet ».
Selon lui, Paris a dû faire face à la concurrence du groupe Wagner, groupe paramilitaire qui à partir du milieu des années 2010 a déployé ses combattants dans plusieurs pays africains pour le compte de leurs gouvernements, en supplantant la puissance régionale traditionnelle française. Mais pour Vladimir Poutine, il s’agit de dossiers purement économiques, lorsqu’un Etat décide de recruter des paramilitaires étrangers.
« Nous ne nous sommes pas imposées à l’Afrique. Nous n’avons pas évincé la France, le problème est autre. C’est ce fameux groupe Wagner. Il a d’abord réalisé un certain nombre de projets économiques en Syrie, puis s’est déplacé vers d’autres pays d’Afrique. Le ministère de la défense l’a soutenu, mais uniquement parce qu’il s’agissait d’un groupe russe, rien de plus », a dit Vladimir PoutineLes députés étaient invités à se prononcer hier, à la faveur d’un vote symbolique mais politiquement important, sur l’accord de soutien militaire signé mi-février entre les deux capitales
« Je ne comprends pas pourquoi on pourrait être fâchés contre nous »
Le président russe a jugé que des « dirigeants africains de certains pays ont passé des accords avec des opérateurs économiques russes » car ils n’ont plus « voulu travailler dans certains domaines avec les Français ».
« Je ne comprends pas pourquoi on pourrait être fâchés contre nous si un Etat indépendant souhaite renforcer ses relations avec des partenaires en provenance d’autres pays, notamment de Russie », a déclaré Vladimir Poutine.
Le président russe a avancé qu’il n’y avait pour l’heure pas de nécessité d’utiliser l’arme nucléaire, même si selon lui, le pays est « prêt »
Le Kremlin a nié l’existence même de Wagner, jusqu’à l’offensive en Ukraine qui a vu ce groupe monter en première ligne. Si la mutinerie de son chef, Evguéni Prigojine, puis sa mort en 2023 ont signifié son déclin, lui et d’autres groupes paramilitaires poursuivent leurs opérations sur le continent africain.
Visée par de lourdes sanctions occidentales, la Russie cherche à regagner son influence en Afrique, perdue après la chute de l’URSS, en se posant en puissance libératrice face aux colonisateurs occidentaux. Le Kremlin a notamment focalisé ses efforts dans les pays du Sahel, déployant notamment des groupes paramilitaires dans le cadre d’accords très opaques.
Source : sudouest.fr
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Écrit par
Mary Josephson
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