Nicolas avait ouvert la voie avec son mythique « Paul Bismuth », ce pseudonyme de génie qui lui permettait de discuter tranquillement avec son avocat sans que les juges écoutent. Il y avait aussi « Monsieur Atlan », pour varier les plaisirs. Bref, chez les Sarkozy, on ne décroche pas : on change de ligne.

Le futur procès de Michèle Marchand, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni – Une toile d’influences mafieuses et élitistes
À l’approche du verdict du volet principal sur le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, prononcé le 25 septembre 2025 et confirmant une condamnation à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, un nouveau front judiciaire s’ouvre.

Et voilà que Carla entre dans la danse, avec un sens du timing impeccable. Mise en cause dans l’affaire de la fausse rétractation de Ziad Takieddine, ce gentil intermédiaire qui avait d’abord accusé Nicolas de s’être fait financer la campagne de 2007 par Kadhafi, avant de se rétracter comme par magie en 2020, l’ex-première dame est soupçonnée d’avoir joué les courroies de transmission. Et pour ça, rien de tel qu’un bon vieux téléphone secret.

Après Mimi Marchand, Carla Bruni entendue comme suspecte par la police dans l’opération « Sauver Sarko »
Déjà entendue comme témoin dans ce dossier en juin 2023, Carla Bruni-Sarkozy est interrogée cette fois-ci ce jeudi matin de personne mise en cause.

Sauf que Carla, elle, fait dans le moderne. Elle nie d’abord, évidemment. « Moi ? Un téléphone caché ? Jamais vu ! » Puis, face aux preuves, elle admet « l’avoir utilisé par ellipse, parfois ». Par ellipse… On adore le style. C’est poétique, presque une chanson.