Quand les juges font parler le téléphone secret de Carla Bruni
Ah, la famille Sarkozy ! On les croyait experts en comeback politique, en tubes folk un peu kitsch et en selfies people. Mais non : leur vrai talent, c’est le téléphone secret.
Ah, la famille Sarkozy ! On les croyait experts en comeback politique, en tubes folk un peu kitsch et en selfies people. Mais non : leur vrai talent, c’est le téléphone secret.
Nicolas avait ouvert la voie avec son mythique « Paul Bismuth », ce pseudonyme de génie qui lui permettait de discuter tranquillement avec son avocat sans que les juges écoutent. Il y avait aussi « Monsieur Atlan », pour varier les plaisirs. Bref, chez les Sarkozy, on ne décroche pas : on change de ligne.

Et voilà que Carla entre dans la danse, avec un sens du timing impeccable. Mise en cause dans l’affaire de la fausse rétractation de Ziad Takieddine, ce gentil intermédiaire qui avait d’abord accusé Nicolas de s’être fait financer la campagne de 2007 par Kadhafi, avant de se rétracter comme par magie en 2020, l’ex-première dame est soupçonnée d’avoir joué les courroies de transmission. Et pour ça, rien de tel qu’un bon vieux téléphone secret.

Sauf que Carla, elle, fait dans le moderne. Elle nie d’abord, évidemment. « Moi ? Un téléphone caché ? Jamais vu ! » Puis, face aux preuves, elle admet « l’avoir utilisé par ellipse, parfois ». Par ellipse… On adore le style. C’est poétique, presque une chanson.