Les jours ont plusieurs histoires · sources

Les documents consultés, les interprétations et les vérifications encore ouvertes.

Les paroles vivantes

Vilma Poz, Maya Opinions on 2012, Smithsonian NMAI. Source primaire : transcription d’un témoignage filmé. Vilma Poz parle en tant que femme et Ajq’ij ; elle associe 2011 à 12 Ej, 2012 à 13 Noj et 2013 à 1 Iq’. Ces qualités des années relèvent de sa tradition et de sa parole. Elles ne sont pas présentées comme des prévisions scientifiques vérifiées. Le lieu du tournage et une parenté avec Roberto Poz ne sont pas établis ici.

Vilma Poz, Roberto Poz et Hermelinda Sapón, Ser Ajq’ij, NMAI. Sources primaires : garder le compte des jours, conseiller dans les moyens disponibles, soutenir les femmes et respecter la culture. Le chapitre ne prétend pas avoir interviewé ces personnes.

Les comptes et le manuscrit

The Calendar System, NMAI. Synthèse institutionnelle consultée : Haab 365 jours, Tzolk’in 260 jours, retour de la combinaison après 52 Haab. The Meaning of 2012 distingue la fin d’un cycle du Compte long et les annonces de catastrophe. Le chapitre retient cette distinction, sans reprendre les données scientifiques datées de la page.

Le Codex de Dresde, SLUB. Notice du dépositaire :39 feuillets de bast d’écorce, 3,56 m, manuscrit postclassique du Yucatán, almanachs divinatoires et tables astronomiques. Provenance et acquisition : achat de Götze à Vienne en 1739. Le trajet antérieur reste incertain ; les hypothèses de passage par Cortés ou Charles Quint ne sont pas un itinéraire établi.

Conservation et présentation, SLUB. Sous verre en 1835 ; évacuation en 1939 ; cave du Palais japonais avant les bombardements de 1945, infiltrations d’eau, dégâts périphériques et à la couche de préparation lors de la conservation. Trois feuillets remis tête-bêche. Aucune température de la cave ni incapacité des restaurateurs à lire n’est déduite.

La parole du destructeur

Diego de Landa, Relación de las cosas deYucatán, texte duXVIesiècle, domaine public, chapitreVI, page 53 duPDF (index 0). Passage espagnol consulté : écriture, enseignement et destruction des livres trouvés, avec le jugement du démon exprimé parLanda. Traduction française de travail. Vers 1566 est la date de rédaction ; le chapitre n’en fait pas la date du bûcher. Le nombre exact de livres détruits et l’histoire de toutes les pertes mayas ne sont pas établis par ce passage.

Composition et limites

Le rapprochement entre destruction matérielle et confiscation de la parole par un récit d’apocalypse est une lecture éditoriale. Il ne pose ni identité des violences ni filiation historique. Les calendriers mayas ne sont pas réduits à un seul système immuable. La lecture du codex n’est pas une traduction intégrale des glyphes. L’image d’ouverture est une composition symbolique générée, sans inscription ni fac-similé archéologique.

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