« Corps et âmes », c’est le titre du dernier film de Jean-Baptiste Mondino. Pour soutenir les révélations des prochains César, il met en scène- en noir et blanc – les jeunes acteurs en lice pour le César du Meilleur Espoir. Une image sublime accompagnée d’un texte remarquable de Laurent de Bartillat sur une musique composée par Nicolas Errera. L’association des trois artistes offre un instant de poésie touchant, iconoclaste et simplement beau. L’exercice de style, assez particulier pour ce genre de film, est parfaitement maitrisé.
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Pour le plaisir, un extrait :
Regardez-moi
A cet instant, nu
Libre de corps et d’esprit
N’ayant subi de pression que de moi-même
Je me livre corps et âme
Vierge encore je succombe
Je rentre dans le désordre
Mon ADN éparpillé à jamais
J’entre dans la danse
Évadé de moi-même
Mon art sera de jouer
De vos rêves je serai la chaire
Je ferai vibrer les mots subtils
Comme des fruits sur ma langue
Je vous donne ma peau
Ensanglanté, encensé, comblé
De larmes et de rires
Je couperais votre souffle
De cris, de lumière
De foule je veux me souler
Votre impossible, votre inavouable
Revêtirons mes traits







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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.