Todd Shepard, Mâle décolonisation. Une catégorie française inventée en 1962. Shepard démontre que la figure obsédante de l’homme arabe dans le débat français contemporain est un produit historique daté. Elle se construit après l’indépendance algérienne, sur les ruines de l’imaginaire colonial, et elle s’autonomise très vite par rapport à toute réalité. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Anselm Jappe, Un complot permanent contre le monde entier. Le troisième livre sur Debord. Anselm Jappe lit Guy Debord depuis 1993. Trente trois ans. C’est son troisième livre. Le titre est une trouvaille définitive. Le contenu est pour les lecteurs avancés. Ce qui ne l’empêche pas d’être nécessaire. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Karima Lazali, Le trauma colonial. À garder près du lit. Lazali a constaté chez ses patients algériens des troubles que la psychanalyse classique ne décrivait pas. Pas des refoulements freudiens. Quelque chose d’autre. Des trous. Des silences. Elle appelle cela les blancs de mémoire et de parole. Ce concept restera. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Jacqueline Kelen, L’esprit de solitude. Vingt et un ans et toujours juste. Quand un livre survit vingt et un ans, qu’on le retrouve sur les tables des libraires en 2026 alors qu’il est paru en 2005, c’est qu’il a touché quelque chose que la production éditoriale courante ne touche plus. Personne d’autre n’écrit comme ça en France depuis Simone Weil. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Maxime Rovere, Vivre debout et mourir libre. Sénèque rendu à la nuit. Sénèque revient en librairie chaque dix ans, et chaque retour épouse une angoisse de l’époque. Notre angoisse à nous, c’est de mourir mal. Maxime Rovere, chez Flammarion, écoute le Sénèque tardif comme on écoute un maître très âgé qui nous reste cinq minutes. Lia Sagan • lectures-des-soeurs
Marc Aurèle, Pensées pour moi-même. Le journal d’un empereur qui se parle pour ne pas céder. L’homme le plus puissant du monde s’écrit des notes la nuit pour rester droit. 2000 ans plus tard, on en a fait un calendrier de citations. Mais Marc Aurèle n’écrivait pas pour toi, il écrivait pour ne pas céder. Lia Sagan • lectures-des-soeurs