Il a un prénom de héros grecque et un nom de héros de Tintin. Il a grandit entre Athènes, Londres et Berlin. Il a travaillé sur Harry Potter 3 et sur des clips de heavy metal. Capable de modernité comme d’esthétique ancestrale. D’images abîmées comme de HD kitsch. Il est réalisateur, photographe, designer, graphiste, DA, peintre et possède certainement quelques talents encore cachés.
Achilleas Gatsopoulos est tout simplement multiple. Une qualité inscrite dans les gènes, lui qui est né 8 minutes avant sa sœur jumelle.
Évidemment, on le répète souvent ici, le paradoxe et la contradiction sont les racines de la vérité. Mais plus simplement, les personnalités riches et multiples sont les plus intéressantes.
Son premier film de mode (ci-dessous) était présenté à ASVOFF il y a quelques jours.
Et dans ce déluge de styles qui s’entrecroisent, on ne peut s’empêcher de lui demander ses influences. « Mon style favori, c’est le jugendstil, l’art nouveau allemand et autrichien. Donc, Klimt, Schiele, Moser, Wagner, etc. Mais aussi Aubrey Beardsley. Et des plus contemporains, comme Dave McKean, Ashley Wood ou Kent Williams. »
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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.