Il a, dernièrement, largement dépoussiéré l’image des savons Lux, en la rajeunissant sans trahir cette volonté de haut de gamme, grâce à une réalisation superbement cinématographique.
Andreas Bruns avait également été remarqué lors des Young Director Award avec un film pour Mercedes Benz, tout aussi marqué par le 7ème art, mais beaucoup plus poétique.
C’est qu’Andreas Bruns est capable de changer de style, son leitmotiv est clair : l’histoire. Le réalisateur est avant tout un narrateur. « Pour résumer une longue histoire, je vis pour raconter des histoires. »
À l’image de son ami Andreas Roth, le jeune homme est pétri de talent et s’il sait raconter les histoires, il les pense en images. Comme un grand écrivain qui manierait l’objectif plutôt que la plume.
Tout y est : les ellipses, les twist ending, les effets de personnages, les jeux de changement de personnes… ne manque qu’une chose : un long métrage.
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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.