Bikini Bandits c’est une expérience complétement folle avant d’être un film à proprement parlé. Du Girl Power vintage mélangeant l’univers de Quentin Tarantino et Quentin Dupieux.
Le film réalisé par Steve Grasse est monté à la façon des clips vidéo, il est entrecoupé de fausses publicités ainsi que de courts dialogues entre les auteurs représentés en animation. Il contourne la censure de façon habile, les symboles sexuels abondent, des sex-toys sont visibles ainsi que des scènes de baisers lesbiens, il n’y a cependant aucune scène de nudité.
Autrement dit, le film mélange plusieurs épisodes des aventures des Bikini Bandits.
Il s’ouvre par une séance où Satan les chargent de remonter le temps afin d’empêcher la Vierge Marie d’accomplir sa destinée, mais cette mission est contrariée par l’intervention du Pape Ramone.
Dans un autre épisode, les Bikini Bandits se cachent dans une communauté Amish. Une autre séquence leur fait remonter le temps jusqu’en 1776 à la rencontre de Benjamin Franklin. Dans un autre, une femme Amish sollicite leur concours afin de retrouver leurs fils embrigadé dans l’industrie du porno en raison d’une particularité anatomique…
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Écrit par
Lia Sagan
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Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.