On l’avait découvert avec un python albinos s’enroulant sensuellement autour d’une danseuse. Mais l’approche n’est pas anodine. Can (prononcé Jon) Evgin est ainsi, un mélange de violence et de sensualité. De thanatos et d’éros. Un condensé de vie dans un film.
Alors, évidement, stroytelling, évidement, beauté des images, puisque ce pote d’Olivier Zahm réalise d’abord des films de mode. Mais il y a plus. Un malaise. Là où la mode cherche, habituellement, à nous laisser en spectateurs admiratifs, en contemplateurs, Can Evgin, lui, ne nous laisse pas, pas du tout.
Au contraire, il joue avec nous. Nous amène sur un chemin avant de bifurquer. Laisse notre esprit construire ses attentes avant de les chambouler. Il y a de l’instable chez Can Evgin. De cet instabilité qu’on appelle la passion.
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Écrit par
Zoé de Sagan
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