Desamores, Désamour en portugais, est l’œuvre du collectif brésilien We are Magnolia!. Trois femmes, Barbara Sassen, Nate Rabelo et Valentina Baisch, pour une réalisation ultra féminine, c’est-à-dire emprunte de paradoxes.
L’immense violence de la lenteur du désamour. Le regard qui s’échappe, la distance qui se marque en présence des corps. Une fin qui marche à pas de loup pour n’être repérée qu’une fois son forfait accompli.
La lumière diaphane des images laisse planée comme une atmosphère d’amour et de nostalgie. Parce que, quand on a aimé une fois, on aime pour toujours. Ou comme Nietzsche l’a déjà exprimé mieux que quiconque, « l’amour ne veut pas la durée, mais l’instant et l’éternité« .
Avec un mélange de plans issus directement de réalisations de mode et d’autres venus tout droit du cinéma (entre autre, marqué par le cadrage de Wes Anderson), l’esthétique même du film est une ambivalence qui fait écho au cœur des amants.


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Écrit par
Zoé de Sagan
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On nous avait promis de l’heroic fantasy « façon Problemos », avec des elfes en plastique, des vrais-faux trolls et des blagues « vrai-faux ». On a eu droit à un père chauve en perruque blonde qui s’infiltre dans un jeu de rôle grandeur nature pour retrouver sa fille.