Avec sa barbe hirsute, ses chemises de bucheron et son attitude nonchalante, il n’y a aucun doute, Sean Pecknold vient bien de Seattle, la cité du grunge. Comme cette musique, le réalisateur est un mélange détonnant de réalisme et de fiction, de fait-maison et de perfectionnisme, de beauté et de saleté.
Son univers mystique et surréaliste, lui vaut dès 2009, le Prix Spécial du Jury au festival SXSW pour son film White Winter Hymnal.
Son travail d’animation et de stop motion a rapidement attiré l’attention, lui valant le titre de Best Director par Boards Magazine, alors qu’il n’a pas encore trente ans. Un exploit.
Forcément, avec une telle personnalité derrière ses images, Sean Pecknold s’improvise clippeur.
Les films de Sean Pecknold traduisent aussi une forme de poésie très moderne. A la fois romantique et désenchantée, résigné et rebelle.

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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.