Si tant de gens recherchent l’amour, ce n’est peut-être pas tant parce qu’il est rare, mais tout simplement parce qu’il est difficile à reconnaître.
C’est, semble-t-il, le message de Painfull Soul de Valeria Petrini. Montrer Paris n’a rien d’original lorsqu’on parle d’amour. Mais ce Paris là, le vrai Paris, avec ses tours et ses boulevards extérieurs, nous mène loin d’un romantisme préfabriqué. Comme si, en montrant le Paris de tous les jours, Valeria Petrini voulait aussi nous montrer le vrai amour, loin des contes de fées et des publicités pour parfum. Et cette caméra qui déambule dans la ville, comme un sentiment, une idée, une peur courrait dans les veines et les synapses d’un être.
Et pourtant, l’utilisation redondante de la couleur bleu offre un filtre céleste, onirique au film. Une dualité entre la couleur (et la musique) pleine de rêve et le propos, plein de pragmatisme. Incompatible. Comme deux êtres ?


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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.