Par sa connaissance de la pub et des vidéoclips, le directeur de la photographie Kristof Brandl pratique en virtuose la réalisation coup de poing dans son dernier film. Étrangement ce court-métrage est plus puissant que « Transpotting » ou « Requiem for a Dream ». Voir le regard d’un enfant face à une seringue d’héroïne est une scène insurmontable. Les larmes innocentes face à la dégénérescence de la came. La toxicomanie face à la pureté de l’innocence. Voilà ce que met en scène ici Kristof Brandl.
Attention cependant, c’est un film qui peut rendre malade les plus sensibles et KO d’admiration comme d’émotion les plus durs.
Autrement dit, le réalisateur Kristof Brandl a une réelle capacité à créer du malaise. Il sait tirer le spectateur par la main, tout droit, direction l’enfer. Vous voilà prévenus.
https://vimeo.com/251373746
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Écrit par
Lia Sagan
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Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.