Attention ovni. Voilà un court métrage au concept fabuleux : vous êtes le scénariste. « Il s’agit de faire du spectateur un participant plutôt qu’un consommateur » explique la réalisatrice franco-américaine Lisa Rovner. Comment ? Le processus est aussi simple que génial. Deux minutes de voyeurisme. Le visage d’une femme qui écoute à un mur, l’oreille collée sur un verre. Et un titre évocateur que n’aurait pas dénigré la nouvelle vague : Abstract Expressionism.
Tout est né de la rencontre de l’artiste avec son actrice, Sarah Liisborg, dans une boutique du Marais. « Le film est né avec ma fascination pour le visage de Sarah. Je voulais filmer cette pure beauté ». Visage à la Brigitte Bardot, des yeux incroyables, des lèvres qui ne demandent qu’à sourire ou à faire la moue et une candeur surprenante.
Pour la direction, Lisa a lu trois texte à Sarah : d’abord le discours I Have a Dream de Martin Luther King, puis un enregistrement de Judy Garland à propos de son combat féministe et enfin, une lettre érotique de David Piper. Et vous, qu’avez-vous imaginé ?

Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.