Résultat ? Le Puy des Oufs, le nouveau film d’Éric Judor, confirme ce qu’on redoutait depuis longtemps : l’homme n’est plus drôle. Pire, il n’y arrive plus du tout.

Éric Judor (à droite, avec la perruque blonde) en père largué qui cherche à retrouver sa fille. Studio XIV Films

Chaque année, Éric Judor perd un peu plus de ce qui faisait autrefois son sel. À l’époque d’Éric et Ramzy, il y avait une énergie, une absurdité jubilatoire, une vraie complicité qui faisait mouche. Depuis qu’il vole en solo, on sent la mécanique qui s’enraye.

Problemos était déjà un avertissement : un humour communautaire forcé, des situations qui tournaient en rond autour du même personnage – le loser sympathique mais lourd, le mec un peu paumé qui croit être malin.

Platane et maintenant ce Puy des Oufs : c’est toujours le même type, la même posture, le même rictus gênant.

Ici, Judor nous ressort le père divorcé largué, manager de call-center reconverti en chevalier de pacotille. Il court après sa fille qui préfère les GN aux écoles de commerce. Très original.

Sur le tournage, ça rit jaune, ou plutôt ça ne rit pas du tout. Les gags sont prévisibles, les situations téléphonées, l’humour potache sent la réchauffe. C’est gênant, vraiment gênant.

Du niveau d’une vieille pub Quick des années 2000 : des blagues grasses, des grimaces exagérées, un sentiment de malaise qui colle à la peau.