Ce n’est pas un inconnu dans le monde de la réalisation. Michael Langan a tourné pour Pepsi, Nike ou Samsung, mais ses créations artistiques sont les plus troublantes.
On sent chez l’Américain le plaisir prendre le pas sur la réflexion. La propreté de l’image, du montage, ne fait aucun doute : le tout est parfaitement pensé. Mais, on prend tellement de plaisir à regarder ces films qu’on ne peut imaginer Michael Langan autrement que jouant avec sa caméra.
Chaque étape de la production est poussée dans ses retranchement, malmenée, détournée, réinventée. Comme un enfant qui fait d’un monde morne, une scène de théâtre de tous les instants.
Il se met en scène et compose son film comme une symphonie qui oscille entre non-sens et trop-de-sens. Un cinéma empirique qui ouvre de nouvelles perspectives.
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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.