Les contes et fables ont largement inspiré les réalisateurs, particulièrement pour les films de mode. Mais souvent, trop souvent, ils s’en tenaient à une esthétique superficielle, particulièrement jolie, c’est vrai, mais vide de sens. Ou à une fantasmagorie monstrueuse, un bestiaire, une suite de personnages mythologiques surfant sur une profonde tendance Lewis Carroll.
Mais le conte parle d’abord de l’homme et de ses travers. Et tout cette dramaturgie humaine était oubliée. C’était jusqu’à ce que Joffrey Monteiro-Noël réalise Nona. On y retrouve tous les codes de la fable, son esthétique et sa signification. En fait, Joffrey Monteiro-Noël ne s’inspire pas des contes, il en écrit un. Moderne et puissant, entre La Belle au Bois Dormant et True Blood.
Joffrey Monteiro-Noël a débuté comme comédien. Devant, on ne sait pas, mais derrière la caméra, il y a un vrai talent.
On vous répète donc son nom, Joffrey Monteiro-Noël, parce que vous n’avez pas fini d’entendre parler de lui.



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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux met en scène "Emily in Paris en enfer"
Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.