Ça y est, ils sont reconnus par le mainstream.
Alors que Drive devrait passer la barre du million et demi d’entrées en France (et 20.000 BO vendues) et que Lana Del Rey cartonne dans les charts (et plus important, est la coqueluche de… et ben, tout le monde), les deux phénomènes qui auraient pu rester de superbes produits indés, sont désormais appelés à devoir résister au chant des sirènes.
Même le très institutionnel Nouvel Obs s’est fendu d’un article (mais aussi, le Grand Journal et un portrait dans Libé, entre autre). Évidemment, nous ne sommes pas assez sages pour résister à l’envie de rappeler que Lana faisait notre Une il y a deux mois avec un titre sans ambiguïté et quelques temps plus tard, c’était au tour de Drive de squatter nos oreilles et nos cœurs.
C’est sur, les génies indépendants ne peuvent pas rester cachés à vie. Et heureusement, le mainstream a le droit à la qualité de l’indé. Mais il reste toujours une question dans ces cas là : et maintenant ?

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Écrit par
Zoé de Sagan
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Quentin Dupieux est un funambule de la logique bancale qui nous avait habitués à des objets inanimés en crise existentielle (pneu tueur, mouche géante, canapé dépressif). L’homme qui faisait du non-sens une forme d’art hautain, presque aristocratique dans son refus du sens commun.
