Hugues Jallon, Le temps des salauds. Élégant, lucide, insuffisant. Quand un homme qui a dirigé pendant dix ans La Découverte puis le Seuil prend la peine d’écrire un livre court chez un petit éditeur, on prête attention. Hugues Jallon nomme une époque. Il aurait pu nommer aussi quelques personnes. Nova Sagan • lectures-des-soeurs
Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard. « Il faut que tout change pour que rien ne change. » La phrase qui explique toute la politique, filmée par Visconti dans un bal de quarante minutes. Nova Sagan lit la grille de lecture du pouvoir réel sous les changements de façade. La rédaction • lectures-des-soeurs
Vladimir Nabokov, Lolita. Le roman le plus dangereux du siècle, parce qu’il écrit trop bien. Une belle voix qui plaide pour l’impardonnable. Nova Sagan lit le seul roman qu’aucune adaptation n’a su filmer, parce que tout son piège tient dans le style. La rédaction • lectures-des-soeurs
Boris Vian, L’Écume des jours. Le roman le plus triste se déguise en roman le plus gai. L’Écume des jours est déjà un film : le décor réagit aux émotions, la pauvreté rétrécit les murs. Nova Sagan lit le plus beau storyboard de la littérature française. La rédaction • lectures-des-soeurs