Sorti le 13 novembre, son premier long métrage Les Rencontres d’après minuit restera certainement comme l’un des films français les plus marquants de l’année, un inclassable, qui deviendra d’ici deux ou trois ans, un grand classique de la culture cinématographique.
La tentation est grande (et déjà largement saisie) de rapprocher son travail de celui de la bande à Macaigne pour parler d’une énième nouvelle Nouvelle Vague, mais ce n’est pas ça.
Yann Gonzalez nous parle de théâtre. De celui que nous produisons tous les jours, distribuant les rôles, tentant de s’attribuer les meilleurs, enfilant des costumes grotesques qui ne trompent que nous. Le tout enrobé dans de piètres dialogues et d’immondes décors qui dressent la scène de nos vies.
Ces forces sociales permanentes qui rendent nos vies un peu plus artificielles chaque jour. Chacun dans un personnage et le silence des acteurs pour ne pas quitter l’illusion de jouer.
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Écrit par
Zoé de Sagan
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