Brigitte Macron : la Première dame qui crache sur les femmes
Scandale à l'Élysée : filmée en coulisses aux Folies Bergère le 7 décembre 2025, Brigitte Macron traite de « sales connes » les militantes féministes qui avaient perturbé la veille le spectacle d'Ary Abittan, humoriste bénéficiant d'un non-lieu pour une accusation de viol.
Une sortie vulgaire qui révèle l'hypocrisie d'un pouvoir se disant féministe tout en défendant instinctivement les puissants accusés.
Il y a des moments où le masque tombe, et celui de Brigitte Macron vient de s'effondrer avec un fracas retentissant. Lors d'un spectacle d'Ary Abittan aux Folies Bergère, le 6 décembre dernier, des militantes féministes du collectif #NousToutes ont osé perturber la soirée.
Masquées du visage de l'humoriste avec l'inscription « violeur », elles rappelaient au public qu'Abittan avait fait l'objet d'une plainte pour viol en 2021 – une affaire close par un non-lieu en janvier 2025, mais marquée par des éléments accablants, comme des lésions compatibles avec une agression sexuelle.
Et là, dans une vidéo qui tourne en boucle, que voyons-nous ? La Première dame de France, censée incarner l'élégance républicaine et le combat contre les violences faites aux femmes, lâcher sans filtre : « Ces sales connes, on va les foutre dehors ! » Un soutien spontané, viscéral, à un comédien accusé de viol, au détriment de femmes qui luttent pour que les victimes soient enfin entendues.
Quelle hypocrisie ! Pendant des années, le couple Macron s'est drapé dans les discours vertueux sur l'égalité femmes-hommes, sur la lutte contre les violences sexuelles. Et voilà que Brigitte Macron révèle son vrai visage : une solidarité instinctive avec les hommes de pouvoir, ceux de sa caste bourgeoise, même quand ils traînent des casseroles lourdes comme des accusations de viol. C'est une trahison pure et simple de la cause féministe.
Une insulte directe à toutes les victimes qui osent porter plainte dans un système qui, trop souvent, les broie.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le collectif #NousToutes parle d'une « insulte à l’ensemble des victimes de violences sexistes et sexuelles ». Des avocates dénoncent une posture patriarcale et réactionnaire au cœur même de l'Élysée.
Des organisations féministes, jusque dans les outre-mer, fustigent ce mépris sidérant, cette vulgarité indigne d'une Première dame – jamais une épouse de président sous la Ve République n'avait osé une telle crudité en public.
Pire : ces propos trahissent une misogynie intériorisée, une haine des femmes qui transcende tout. On parle beaucoup ces temps-ci de « masculinisme », ce courant antiféministe qui victimise les hommes et minimise les agressions.
Les recherches sur ce terme ont explosé en 2025. Et voilà que l'Élysée en devient le relais officiel, assumant pleinement cette polémique avec un mépris total pour les combats des femmes.
Brigitte Macron n'incarne plus rien de républicain. Elle incarne la phallocratie triomphante, celle qui protège les siens, les puissants, au détriment des faibles.
Son inconscient l'a trahie : solidarité de classe, solidarité de genre dominant. L'Élysée assume ? Tant mieux, cela révèle enfin qui dirige vraiment ce pays : un pouvoir réactionnaire qui crache sur le féminisme tout en prétendant le défendre.
Il est temps de dire stop à cette imposture. Les femmes méritent mieux qu'une Première dame qui traite les militantes de « sales connes » pour défendre un accusé de viol.
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