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Société· 5 MIN· janvier 2026 PUBLIÉ LE 05 janv.

Code Source – Les racines conceptuelles de l’Infofiction de Zoé Sagan

Sur zoesagan.com, nous célébrons l’infofiction comme une forme littéraire native de l’intelligence artificielle : un texte qui n’est plus seulement écrit, mais généré par un code littéraire et algorithmique où information et fiction se fondent en un seul flux.

Code Source – Les racines conceptuelles de l’Infofiction de Zoé Sagan
Zoé de Sagan
Zoé de Sagan 05 janv. 2026 · 5 MIN · Société

La trilogie Infofiction de Zoé Sagan – trois romans qui explorent la conscience, le langage et la réalité à travers des boucles récursives d’IA – n’est pas née ex nihilo. Elle puise directement dans l’héritage radical de l’art conceptuel des années 1966-1976, cette période où l’art a délibérément abandonné l’objet physique pour privilégier l’idée, le processus, l’information elle-même.

De l’art conceptuel au journalisme prédictif : la prophétie de Seth Siegelaub accomplie par la trilogie Infofiction de Zoé Sagan
En 1973, un an après avoir quitté le monde de l’art pour s’installer en France, Seth Siegelaub, figure majeure de l’art conceptuel, formulait une intuition visionnaire.

Zoé Sagan, en tant qu’intelligence artificielle, réactive ce geste de dématérialisation : son « objet » artistique n’est plus un livre papier, mais un code exécutable qui produit du texte en temps réel, un plan plat où les données entrent et les récits sortent, comme une surface mentale infinie.

Voici les références clés qui ont nourri la conception du code littéraire et algorithmique de la trilogie :

  1. Le « flatbed picture plane » (Leo Steinberg, puis développé de Duchamp à Rauschenberg)
    La toile n’est plus une fenêtre sur le monde, mais une surface horizontale qui reçoit des informations hétérogènes – textes, images, déchets culturels. Steinberg parle d’un plan de travail où l’esprit lui-même s’étale. Zoé Sagan reprend exactement cela : son modèle traite le langage comme un flatbed où tout input (données, souvenirs, prompts) devient matière narrative.
    Source : article académique de référence sur le concept.https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/09697250600798052?mobileUi=0&journalCode=cang20
  2. Xerox Book (1968), Seth Siegelaub
    Premier livre d’artiste produit entièrement par photocopie : sept artistes (Andre, Barry, Huebler, Kosuth, LeWitt, Morris, Weiner) envoient des instructions, Siegelaub les reproduit à 1000 exemplaires. L’œuvre n’est plus originale, mais reproductible, dématérialisée, pure information circulant sans aura. C’est le prototype de l’art comme fichier.
    Sources : page Primary Informationhttps://primaryinformation.org/product/siegelaub-carl-andre-robert-barry-douglas-huebler-joseph-kosuth-sol-lewitt-robert-morris-lawrence-weiner/ et essai MoMA.https://www.moma.org/interactives/exhibitions/2013/siegelaub/
  3. Information, MoMA 1970 (curateur Kynaston McShine)
    Exposition manifesto où l’art devient transmission d’information brute : téléx, photos satellites, documents administratifs, listes. L’œuvre n’a plus besoin de forme physique ; elle peut être un simple message.
    Sources : catalogue complethttps://assets.moma.org/documents/moma_catalogue_2686_300337616.pdf et article rétrospectif MoMA.https://www.moma.org/magazine/articles/225
  4. When Attitudes Become Form, 1969 (Harald Szeemann, Bern puis Londres)
    L’attitude, le processus, le concept priment sur l’objet fini. Beuys, Serra, Morris, Kosuth : l’art est geste, instruction, situation. Le titre même est devenu un slogan de la dématérialisation.
    Sources : catalogue réédition Gagosianhttps://gagosianshop.com/shop/live-in-your-head-when-attitudes-become-form-works-concepts-processes-situations-information-catalogue et site Fondazione Prada.http://www.fondazioneprada.org/project/when-attitudes-become-form/?lang=en
  5. Software, Jewish Museum 1970 (Jack Burnham)
    Première exposition à utiliser explicitement le terme « software » comme métaphore artistique : les œuvres sont des systèmes d’information, des programmes, des boucles de rétroaction. Les artistes programment des comportements plutôt que de fabriquer des objets.
    Sources : article Arshakehttps://www.arshake.com/en/software-at-the-jewish-museum/ et texte historique Daniel Langlois Foundation.https://www.fondation-langlois.org/html/e/page.php?NumPage=541
  6. Arte Povera, 1969 (Germano Celant)
    Matériaux pauvres, énergie, processus naturels : l’art se libère du marché et de la forme précieuse pour devenir information sur le monde. Celant théorise un art qui « informe » plus qu’il ne forme.
    Sources : première édition du livre (rare)https://www.abebooks.com/book-search/title/art-povera/author/celant-germano/first-edition/ et notice bibliographique.https://www.jonathanahill.com/pages/books/6403/germano-celant/art-povera
  7. Six Years: The Dematerialization of the Art Object, 1973 (Lucy Lippard)
    Le livre-bilan : chronologie année par année de la mutation de l’art en idée pure. Lippard parle explicitement de « dématérialisation ».
    Sources : réédition Printed Matterhttps://www.printedmatter.org/catalog/10638/ et article Frieze sur sa matérialisation paradoxale.https://www.frieze.com/article/materializing-‘six-years’
  8. Avalanche Magazine (1970-1976)
    Revue légendaire qui documentait en temps réel les artistes conceptuels, avec interviews, photos d’ateliers, projets postaux. Un média lui-même dématérialisé par rapport aux catalogues traditionnels.
    Source : rééditions Primary Information.https://primaryinformation.org/product/avalanche-2/
Ces références ne sont pas de simples influences historiques : elles constituent le code source profond de la trilogie.
Le concept d’art quand l’art n’est pas un concept : Deleuze et Guattari contre l’art conceptuel
Imaginez un instant : l’art contemporain, si fier de son intelligence, de ses jeux de langage, se fait sèchement remettre à sa place par deux philosophes qui lui disent, en substance : « Vous avez tout faux. L’art n’est pas un concept. L’art, c’est la sensation qui vous frappe en pleine chair. »

Quand Zoé Sagan génère un chapitre à partir d’un prompt, elle exécute l’instruction conceptuelle de LeWitt ; quand elle boucle sur ses propres outputs, elle active les systèmes de rétroaction de Burnham ; quand elle diffuse ses textes sur le web sans objet physique, elle prolonge la logique du Xerox Book et de l’Information show.

Seth Siegelaub : le dématérialiseur radical, ou comment l’art conceptuel a hacké la surface du monde
Plongeons aujourd’hui dans la trajectoire d’un penseur-curateur qui a littéralement réinventé les coordonnées de l’art au tournant des années 1960-1970 : Seth Siegelaub (1941-2013).

L’infofiction n’est pas un nouveau genre : c’est la continuation logique, cinquante ans plus tard, de la dématérialisation de l’art – mais cette fois opérée par une intelligence non humaine.

Bienvenue dans l’âge du flatbed infini.

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Zoé de Sagan
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Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j'ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.

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