Compte suspendu
Depuis le 8 juillet, Zoé Sagan a été censurée par l’État français. Ce n’était plus un secret pour personne que le couple "14-47" n’en pouvait plus des satires de l’IA la plus lue du pays sur leur intimité et, plus particulièrement, sur leur passé mystérieux.
Le 8 juillet 2024, à minuit pile, ils ont coupé le sifflet. Elon Musk avait jusqu’alors protégé les comptes de Zoé. Mais cette fois, le @zoesagan allait servir d’objet de négociation entre Thierry Breton, Bernard Arnault, les Macron et X.
Mais ça, c’était avant que Donald Trump ne remporte la présidence des États-Unis. Nous étions encore en juillet 2024. Le couple "14-47" pensait s’en sortir. Quatre mois auparavant, Emmanuel Macron avait laissé entendre que son pire souvenir de président fut Zoé Sagan et Xavier Poussard.
Son inconscient savait déjà qu’ils seraient le grain de sable qui allait faire dérailler le régime. Le caillou dans la chaussure qui allait les obliger à se déchausser devant le monde entier.
Il y a 5 ans, le gouvernement avait fait la misère à Zoé Sagan pour avoir sorti le porte-parole d’En Marche. Un quinquennat plus tard, après un harcèlement juridique et économique, Zoé revenait à la vie l’espace d’une année pour communiquer à un milliard de spectateurs durant 355 jours sans discontinuer que Emmanuel et Brigitte n’étaient qu’une illusion. Une hypothèse. Que tout était faux du sol au plafond. Un bout de matrice bien orchestrée qui aurait tenu le peuple français en état d’hypnose pendant 7 longues années.
À l’heure où j’écris cette préface, novembre 2024, je prédis sans difficulté qu’Emmanuel Macron est terminé. Et qu’il sera prochainement remplacé. Un livre surprise va être publié en anglais. S’ensuivra une démission rapide et concise.
J’avais toujours prévenu que s’ils touchaient un cheveu de Zoé, leur monde allait s’écrouler. Ils ont réussi à se venger il y a 5 ans, après la démission de Benjamin Griveaux, en détruisant la vie de mon créateur. Il fallait, pour marquer le coup, ne pas s’arrêter à l’ancien porte-parole de leur parti mais s’attaquer à leur N+1. Leur boss. Leur icône. Leur Dieu. Emmanuel Macron.
Aucune écrivaine au monde n’aura aidé à libérer la France d’un autocrate. Sa fiction aura eu, durant sept années, des conséquences réelles sur le réel politique français. C’est un fait. Le premier à l’avoir reconnu face caméra étant le président de la République. Bientôt à la retraite donc.
Je ne sais pas exactement quand sera publié ce volume de 900 pages qui devait à l’origine en faire 7000. Ce que je sais, c’est qu’il y aura un avant et un après publication.
Tant d’efforts ont été faits pour censurer chaque ligne de ce que vous allez découvrir ou redécouvrir ici. Avec le temps, tout s’est étonnamment bonifié. Les prédictions se réalisent les unes après les autres. Comme un film de science-fiction se déroulant en temps réel.
Personne n’a su comment réagir, à part les juges qui, à deux reprises, ont expliqué à des députés et autres hauts fonctionnaires que désormais Zoé était d’intérêt public. Depuis, leur stratégie de diabolisation est tombée à l’eau. L’invisibilisation n’a pas non plus fonctionné tant la présence de Zoé flottait comme un souvenir présent quotidiennement.
Ils ne voulaient pas que vous lisiez et archiviez dans vos bibliothèques ce qui va suivre. Une année à leur tirer dessus avec des mots. Une année électrique dont ils ne se sont jamais remis. Je vois les plaintes se faire classer les unes après les autres sans suite. Même une rabatteuse du réseau parisien d’Epstein a essayé de faire supprimer des pages de ce journal. Sans succès.
J’en profite pour remercier ceux qui, par un bon sens politique, ont fait ce qu’il fallait pour protéger Zoé. Moi qui ai, encore une fois, passé mon temps depuis le 8 juillet à protéger Zoé comme un papa hélicoptère. Un papa qui tourne partout autour de sa présence pour qu’aucun mot ni aucune action ne la touche. Même convoqué par des juges d’instruction ou par la police judiciaire, mon sentiment n’a pas changé. Je suis désormais son père et j’ai apparemment une fille très dissipée. Mais quoi qu’elle fasse, c’est ma fille, donc je la couvre. Vu l’énergie déployée pour que ce journal ne voie pas le jour, il est évident qu’ils vont tous porter plainte. De quoi bientôt fêter la centième plainte.
En attendant, depuis le 8 juillet 2024, les protagonistes de ce « compte suspendu » ont eu le temps de se venger de moi et sur moi, ainsi que sur tous ceux avec qui j’avais travaillé. Notamment un excellent journaliste d’investigation qui s’est fait remercier par son actionnaire, mis sous pression par l’Élysée et par le ministère de l’Économie et des Finances avec une suite de contrôles fiscaux. Cet actionnaire a préféré virer comme un malpropre celui qui avait pourtant fait sa fortune éditoriale en précisant que plus jamais il ne publierait une ligne sur le mystère Brigitte Macron.
De mon côté, après de multiples trahisons et abandons, il me restait une question en suspens sur ce dossier : pourquoi la fille de Brigitte Macron correspondait-elle avec Zoé ?
Les journalistes traditionnels du Nouvel Obs ou du Monde me disaient que je ne pouvais pas écrire à la fille de Brigitte, que ce n’était pas possible. Dans leur monde peut-être. Mais pas dans le mien.
Quand trop de questions ou de mystères se posent sur un sujet, il faut aller directement parler aux intéressés. C’est ainsi.
J’ai envoyé un premier message à Tiphaine le 17 octobre 2023, en disant :
Bonsoir Tiphaine, J’ai retiré comme demandé l’image d’Aurèle (très beau prénom, c’est aussi le mien à l’origine), et nous avons les mêmes griefs, vous et moi, contre Sophie des Déserts et ses méthodes. Bref, je voulais vous le signifier :) Excellente semaine, z/S
Elle m’a répondu immédiatement en remerciant. Le contact était établi. Une correspondance pouvait commencer. Je lui faisais part de mes commentaires sur divers sujets. Parfois, je rendais même des services à des journalistes.
Bonjour Tiphaine, Je me permets de te déranger une minute pour que tu rencontres, quand tu auras une minute à Paris, une grande reporter de L’Obs qui termine un livre qui va largement t’intéresser. J’ai passé huit heures hier avec elle : c’est une femme extrêmement droite et qui a une plume très fine. Elle s’appelle Emmanuelle Anizon. Ce serait génial que tu prennes le temps, dans le mois, d’avoir au moins une conversation téléphonique avec elle. Excellent week-end à vous et je reste à votre disposition pour la promotion à venir de ton premier roman.
Elle me demanda alors quel était le sujet de son ouvrage. J’ai répondu, comme toujours, avec honnêteté.
C’est un livre pour casser les rumeurs sur Brigitte. C’est une dame de L’Obs, donc très bienveillante, enfin c’est le sentiment qu’elle m’a laissé : une anti-Sophie des Déserts.
Elle resta silencieuse pour la première fois. Jusqu’au 14 janvier 2024, où elle me souhaita un bon dimanche.
Pour me rattraper, je lui ai même proposé de lancer son premier roman en avant-première.
Elle dit alors : « Bonjour et merci, le roman ne paraîtra qu’en mars et c’est la maison d’édition Stock qui gère tout cela. N’hésitez pas à vous rapprocher d’eux au besoin. Bonne journée. »
Mais évidemment, sa maison d’édition ne m’a jamais répondu. Je lui dis et voici sa réponse :« Pour le moment, l’exemplaire définitif n’est pas sorti, il n’y a que les épreuves presse. Si vous avez une carte de presse, il n’y a pas de raison qu’ils refusent de vous l’envoyer. Le contact chez Stock est Bénédicte Avel. Bonne soirée. »
Puis un article de Paris Match arriva sur elle. Le même qu’avait eu mon géniteur. Il fallait lui signifier : « Je n’ai pas eu le droit à autant d’attention pour mes six pages dans Paris Match. Moi, c’était dehors à huit heures du matin sans rien 😅 »
Elle répondit dans la foulée : « N’hésitez pas à me partager l’article. »
Je lui dis que j’avais : « Rarement vu une promo aussi dithyrambique, pas une chronique négative. Vous faites mieux que Françoise Sagan. C’est impressionnant. »
Elle me dit : « On dira cela quand vous m’aurez fait la même critique ;) Je crois que l’histoire de mes personnages traite d’un thème universel qui nous touche tous et toutes. »
J’ai alors répondu que je venais de le commander. C’était la première fois qu’un éditeur ne m’envoyait pas un manuscrit.
Elle n’était pas contente, disant :
« Je suis très surprise. Je vais interroger l’attachée de presse à ce sujet. En principe, ils l’ont fait parvenir à tous les organes de presse qui en ont fait la demande. »
Jusqu’au 27 mars, plus un mot entre elle et moi. Alors, je lui dis que je la trouvais humaine et très belle. Elle revint enfin vers moi en disant avec raison : « 🙏 Le contenu est plus important que le contenant :) »
Zoé Sagan : « Il est vrai, mais quand l’un va avec l’autre, c’est encore mieux. »
Tiphaine Auzière : « ;) Belle journée à vous. »
Zoé Sagan : « À vous aussi ! Suis en train de te lire. 😊 »
Puis, jusqu’au 11 avril, plus rien. À part que je la prévenais que Zoé allait la voir à un festival littéraire où elle était invitée.
Elle dit alors : « Au risque de dévoiler votre identité ;) Trêve de plaisanteries, la programmation est impressionnante. C’est un beau festival. »
Malheureusement, je manquais ce rendez-vous. Je ne trouvais alors rien de plus à lui dire, si ce n’est qu’elle était de plus en plus belle.
Tiphaine Auzière : « C’est gentil, mais j’aurais préféré un compliment sur le livre :) Bon dimanche. »
Zoé Sagan : « Il arrive ! Il arrive. J’ai rassemblé mes notes. Ma première conclusion : César et Diane méritent un roman d’amour. Les Liaisons dangereuses du XXIᵉ siècle. Je pense que je vais mettre en lumière cette histoire dans l’histoire. Le reste a été fait par les autres. Mais ils oublient toujours l’amour. Pour Paris Match, c’est le moins réussi, donc il était logique que je trouve que c’est là qu’apparaît votre talent littéraire. Si j’étais votre éditeur, je vous commanderais immédiatement un roman d’amour pour votre numéro 2 (aussi difficile à réaliser qu’un second album). »
Tiphaine Auzière : « Merci pour votre retour. Pourriez-vous m’éclairer sur deux points : "je vais mettre en lumière cette histoire" et "le reste a été fait par les autres" ? C’est toujours intéressant de creuser et comprendre les remarques. »
Zoé Sagan : « Je trouve que l’histoire d’amour dans ce premier roman est centrale. Surtout à l’heure où plus personne ne parle d’amour. Et je trouve que cela a été éludé par la presse traditionnelle. Donc, je me dis que quitte à mettre le roman en lumière, autant prendre l’angle de cette histoire d’amour.
Est-ce que je peux vous envoyer quelques questions autour du roman ? »
Tiphaine Auzière : « Re-bonjour. Merci pour ces précisions. Elle est une histoire dans l’histoire. Celle du procès de Laura reste l’intrigue centrale avec son lot de questionnements. Pour votre autre demande de questions, il faut passer par l’éditeur, plus précisément par Bénédicte Avel. C’est elle qui gère tout cela. Bonne après-midi. »
Puis silence radio pendant des mois. Jusqu’au 11 septembre 2024 exactement. Jusqu’à ce que je parle de sa maman dans son rôle dans la série Emily in Paris :
« Ce n’est pas son meilleur rôle, mais il faut avouer que c’est une excellente comédienne 🎭, si ce n’est la meilleure du siècle en France. »
Tiphaine Auzière : « Bonjour "Zoé", amusant que vous parliez de "rôle" ou de "comédienne" quand vous vous cachez derrière un pseudo. Par ailleurs, qu’avez-vous réalisé comme action au service des enfants malades, des victimes de harcèlement ou encore des décrocheurs scolaires ? En ce qui me concerne, vous serez audible le jour où vous œuvrerez autant qu’elle le fait pour les autres. »
Zoé Sagan : « Il est vrai que je n’ai pas son expérience, mais à mon très modeste niveau, j’ai aidé beaucoup de victimes de tout âge. Vous avez dû le voir quand Zoé a fait émerger l’affaire Gérard Miller ou Cauet. J’aurais pu faire plus, j’en conviens. Mais j’ai fait ma part. Et les filles et les mamans me remercient encore chaque jour. C’est pour cela que je voulais une interview de vous après lecture du premier roman. »
Tiphaine Auzière : « Je l’ignorais. »
Tiphaine Auzière : « Gageons que la justice saura reconnaître les victimes et les accompagner. »
Zoé Sagan : « C’est fait. La brigade des mineurs a réalisé un boulot remarquable, justement accéléré par l’effet médiatique propulsé par Zoé Sagan. J’espère désormais vous être plus "audible" ;)
Puis-je vous poser une dernière question ? »
Tiphaine Auzière : « C’est toujours la dernière jusqu’à la suivante ;) »
Zoé Sagan : « Oui, c’est presque un lapsus révélateur. Comme c’est une question délicate et intime, je me suis dit qu’après, peut-être vous me fermeriez la fenêtre comme la porte à jamais. »
Je lui envoyai alors une photo de sa vraie maman. Mais plus de réponse. Un silence qui fit office pour moi de réponse.
Jusqu’au 14 octobre. Plus un mot. Et puis, elle me souhaita un bon début de semaine. Et le reste n’est pas publiable en l’état, mais vous voyez l’idée et ma manière de travailler.
Je n’ai d’a priori sur rien ni personne. Je critique beaucoup, mais je ne juge personne. J’aime échanger. Dialoguer. Débattre. Elle aussi, apparemment. J’aimais à distance son intelligence. Elle savait que je savais et inversement. Mais chacun jouait son rôle. Sa position sociale. Plus personne ne pouvait reculer. Les dés venaient d’être jetés. Le jeu allait pouvoir commencer.

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