GAV en 3 actes
Acte 1.
Un matin comme un autre. Le soleil brille. Le ciel est bleu. Je suis dans un tableau de Van Gogh. Rien de nouveau à l’horizon. Ça sonne à la porte. Tiens, sans doute une livraison du matin pour les cadeaux de Noël à venir. Je suis à moitié nu, encore en caleçon. J’ouvre la porte. Trois femmes rayonnantes, avec de grands sourires, me montrent une carte de la police judiciaire. Je referme la porte en disant : « Laissez-moi le temps de m’habiller. » J’attrape un pull et un pantalon et retourne leur ouvrir. Je les invite à rentrer chez moi. Je demande si c’est encore pour Zoé Sagan, en expliquant que j’avais déjà été convoqué mardi dernier et que j’ai déjà répondu à tout. Mais elles me disent que cette fois, c’est pour l’ensemble de mon œuvre. Je demande quel volume de la trilogie est visé : est-ce Kétamine, Braquage ou Suspecte ? Je n’ai pas entendu leur réponse, parce que je trouvais l’une d’elles si belle que j’ai mis plusieurs secondes à comprendre ce qu’il se passait réellement. Celle que j’appellerai bientôt les Cats Eyes ou les Drôles de Dames me laissa une heure pour les rejoindre au commissariat.
Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai échangé avec la PJ depuis 2020 pour les mots ou les virgules de Zoé. C’était une audition libre comme une autre. La dernière fois, c’était à la demande d’une juge d’instruction de Toulouse qui voulait des précisions sur des tweets effacés. Avant, c’était le chef de cabinet de Darmanin, qui pensait que Zoé avait hacké le téléphone du ministre lors de la publication du roman Braquage. Avant encore, c’était Benjamin Griveaux. Bref, trois, quatre heures avec eux. Aucun problème, j’avais l’habitude. J’avais toujours été totalement transparent depuis le premier jour. Ils m’expliquaient à chaque fois leur profession, et moi la mienne. Il y avait du respect des deux côtés. Cette fois, ce fut différent. Plus violent. Mais heureusement que j’avais les Cats Eyes.
Elles étaient un peu plus âgées que moi. Mais pas vraiment. Nous faisions partie de la même génération, avec des goûts et des références communes. J’ai eu le réflexe, avant qu’elles quittent mon salon, de leur offrir le dernier exemplaire unique et introuvable de Braquage [Data Noire], en leur précisant bien que c’était un beau cadeau, qu’il se négociait jusqu’à 500 € sur internet parce que les éditions Robert Laffont avait fait brûler tout le stock sur ordre. Alors symboliquement, j’aime toujours venir voir la police judiciaire avec des livres. Comme leurs bureaux sont petits, savoir qu’un livre de Zoé reste dans la pièce me rassure. Je ne savais pas cette fois que j’allais rester plus longtemps que d’habitude et découvrir un métier que je connais mal : policier.
Pendant deux jours avec eux, j’ai pu découvrir leurs conditions de travail absolument scandaleuses. Des ordinateurs hors d’âge, quand ils marchent. Un manque de personnel effarant. Ils ne s’arrêtent jamais, même pas pour manger. La plupart avalent en moins de deux minutes leur gamelle ou un McDo ou KFC, debout, en continuant les missions en cours. J’ai eu la chance de pouvoir les entendre travailler de jour comme de nuit, rassurant et protégeant un nombre incalculable de gens. Souvent, avec une empathie et une douceur qu’on attribuerait plus à un psy ou un thérapeute. Ensuite, ils m’ont donné leur salaire. J’ai failli tomber à la renverse. Mais nous y reviendrons.
Je découvrais donc des femmes et des hommes dévoués corps et âme aux autres. Moi qui avais circulé dans plein d’entreprises différentes ces vingt dernières années, jamais je n’avais vu une équipe travailler avec autant d’énergie, sans un temps d’arrêt.
Par exemple, une fois que ma garde à vue a été reconduite après les premières 24 heures, un policier avait, en une seule matinée, géré un incendie qui avait coûté la vie d’une mamie qu’il avait donc vue morte au réveil, avant d’enchaîner avec un infanticide. Tout ça pour moins de 140 € nets la journée. Si j’étais eux, évidemment que j’aurais démarré une révolution. Ils ne peuvent être traités comme ça. Ils se font aussi tirer dessus maintenant par des mineurs à la kalachnikov pour moins de 2 500 € bruts.
Moi, en regardant depuis ma cellule tout cela, en passant la nuit avec eux, j’ai eu un sentiment d’empathie absolu. Un sentiment qui m’a surpris moi-même. Mais moi, je savais que je partais après deux jours maximum. Eux, ils allaient revenir. Face à un ordinateur qui ne marche pas. Une imprimante qui ne marche pas. Un Internet qui ne marche pas. Des serveurs qui plantent constamment. Des bureaux totalement délabrés. Des cellules moyenâgeuses, plus proches de l’ex-Yougoslavie de 1938 que de la France que je pensais encore vivante dans mon esprit. J’étais plus concentré sur eux que sur moi. Même si, évidemment, c’est la première fois de ma vie que j’étais enfermé, privé de mes libertés, dans une cellule où les détenus s’amusaient à jeter leurs excréments sur les murs.
Mais revenons à mes Cats Eyes. Mes Drôles de Dames, qui, avec tact et diplomatie, m’ont expliqué que ce n’était pas une audition libre mais bien une GAV, sans encore me préciser pourquoi précisément. Je ne savais pas encore le tweet qui a fait dérailler la machine. Lequel avait-il été choisi ? Avant de le savoir j’ai passé un peu de temps seul dans une cellule tachée de merde avec un plat réchauffé radioactif, même si servi par un des policiers avec une douceur et une prévenance incroyables. J’étais donc là. En chaussettes. Avec un projecteur de lumière sur les yeux et ce plat micro-ondable sur les cuisses, en train de me demander si ce n’était pas une caméra cachée.
Ça, c’était la première heure. Je me disais : mais avec tous les agents de la police judiciaire m’avait pourtant toujours dit que pour Zoé, ça pouvait être au pire de la diffamation pour un livre ou un tweet, et que pour ce genre de délits, il n’y a jamais deux jours d’enfermement. Mais entre-temps, la Macronie a inventé la loi Schiappa pour pouvoir enfermer tout écrivain, journaliste ou opposant politique. Une loi sur "le cyberharcèlement".
Ma première heure fut donc une longue pensée pour la carrière littéraire, érotique et politique de Marlène Schiappa. Je ne savais pas que ce serait encore une phrase de Zoé de seulement 5 mots qui avait tout fait dérailler. Mais j’avais déjà compris comment ils pouvaient rendre légal de mettre un écrivain en cellule pour quelques mots.
Les Cats Eyes m’avaient évidemment demandé si je souhaitais un avocat et prévenir un membre de ma famille. Je pensais que ce n’était pas nécessaire. Que j’avais toujours été transparent. Qu’ils avaient mes bases de données. Et donc que j’étais en paix parce que respectant l’ordre.
Après ce repas du chef, l’un des meilleurs de ma vie, fixant une tâche d’excréments si large que je me demandais comment l’homme qui avait fait ça avait pu en mettre à ce point partout. C’était presque une performance en soi. Je pensais aussi à commencer dans ma tête une liste des écrivains qui avaient connu des cellules moyenâgeuses.
Oscar Wilde est arrivé à ma mémoire, lui qui a été condamné pour "grossière indécence" en raison de l'allusion à l'homosexualité dans ses œuvres et sa vie personnelle.
J’ai pensé après, sans voir pourquoi, à Émile Zola, lui aussi en garde à vue, pour sa lettre ouverte J’accuse...! où il dénonçait l'injustice de l'affaire Dreyfus.
Ensuite à Voltaire, emprisonné à la Bastille pour ses écrits critiques sur la monarchie et la religion.
Après, toujours fixé sur cette immense tâche de merde, j’ai pensé à Dostoïevski, accusé de complot contre le tsar pour ses écrits et sa participation à des cercles intellectuels critiques.
Puis Victor Hugo, lui aussi, menacé d’arrestation pour ses pamphlets et écrits dénonçant Napoléon III, notamment pendant son exil proche de celui de mon avocat Juan Branco, harcelé par un pouvoir en fin de règne.
Tout ce que j’avais lu enfant ou adolescent revenait à moi. Je comprenais enfin ce qu’ils avaient écrit mais trente ans plus tard.
Regardant le sol collant, rempli de crachats, Diderot a surgi aussi, comme un vieux souvenir. Je crois qu’il a aussi été emprisonné pour des écrits jugés subversifs, notamment "Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient."
Mais Diderot et les autres n’ont pas eu autant de chance que Zoé Sagan. Ils n’avaient pas avec eux la bienveillance des Cats Eyes.
Guy Debord n’a pas eu non plus la chance d’avoir ces Drôles de Dames pour lui calmer le cœur. L’auteur de La Société du spectacle a aussi été surveillé et ciblé pour ses critiques radicales contre le capitalisme et les structures de pouvoir, jusqu’à s’en suicider après ses sept années d’exil à Arles.
Avant mon premier interrogatoire, je pensais tous les citer. Je voulais montrer aux juges, par l’intermédiaire des Cats Eyes, que l’histoire était en train de se répéter.
Je voulais commencer par citer George Orwell. Les Cats Eyes m’ayant dit que cette fois, je pourrais avoir accès aux dépositions. Je voulais avoir le verbe haut, que ce soit intéressant à lire, à la fois pour les journalistes, la police et la justice. Bien qu'il n'ait pas été emprisonné, ses écrits comme 1984 et La Ferme des animaux ont été bannis dans plusieurs pays pour leur critique des régimes totalitaires.
Ensuite, j’avais pensé citer Alexandre Soljenitsyne, qui a été emprisonné et envoyé au goulag pour ses écrits critiques envers le régime soviétique, notamment contre Joseph Staline. Mais je me suis rattrapé en me disant : « Ils vont encore le prendre pour de la provocation, je dois trouver mieux. »
Toujours l’œil fixé sur cette flaque de caca, j’ai hésité entre Salman Rushdie, menacé par une fatwa après la publication des Versets sataniques, jugé blasphématoire par des leaders religieux, ou Jean-Paul Sartre, menacé d’arrestation pour ses opinions politiques et philosophiques, ayant échappé à l’emprisonnement grâce à son statut d’intellectuel influent.
Mais je me suis immédiatement repris. La littérature et la philosophie ne pouvaient malheureusement pas être la réponse. Marlène Schiappa avait une loi à son nom. Les temps avaient donc changé. Ni Debord ni Camus n’étaient une réponse possible pour le monde de la Macronie. Ce n’était pas le bon angle. J’oubliais instantanément cette idée.
Mon cœur revenait aux Cats Eyes. Étrangement, j’avais confiance en elles. Elles n’avaient évidemment aucun pouvoir dans ce dossier, mais mon intuition, dès la première seconde en leur ouvrant la porte, me disait qu’elles auraient pu être des parents d’élèves avec qui j’étais ami. Et que le bon sens allait immédiatement reprendre le dessus sur le politique.
Je commençais à m’intéresser plus à elles qu’à moi. Je voulais tout savoir : les différents métiers qu’elles avaient faits, leur vision du monde et de l’avenir. Elles allaient être mes seuls partenaires de jour et de nuit. Autant être amis.
Si j’avais encore de l’influence, j’aurais mené campagne pour qu’elles soient promues et augmentées tant leur professionnalisme, leur rapidité d’exécution et leur intelligence ne méritaient certainement pas un salaire 2 500 € par mois. C’était réellement injuste. Je n’osais pas leur dire, mais c’est la première fois que j’avais devant moi des vraies Zoé. Le ton, le tempo, la voix, les vannes, les mots choisis : à elles trois, les Cats Eyes étaient une parfaite incarnation de Zoé. Mais je ne pouvais encore le dire. J’étais timide. Pourquoi ?
Parce que l’une d’entre elles m’a vraiment plu. J’avais du mal à la regarder dans les yeux. Des yeux d’un bleu cristallin. Un océan de promesses. J’en rougissais. Je n’arrivais pas à me concentrer. Je ne voulais pas que ça se voie. Ce n’était ni le lieu ni le moment. Pourtant, c’était là. En moi. Je n’y pouvais rien. Je préférais répondre aux deux autres Cats Eyes. Sinon, quand Bleu Océan me posait une question, je perdais mes moyens, je me trouvais nul et débile. Pas à sa hauteur.
Elle a malgré tout dû le sentir, parce qu’on m’a changé de cellule. J’ai eu le droit à la cellule des mineurs. De circonstance, dirons-nous. Mais nous en reparlerons.
À ce moment-là, j’allais encore bien. J’étais presque content de rencontrer ces filles. Je les trouvais réellement cool.
Moi qui n’avais pas une belle image de la police, mon logiciel intérieur a été immédiatement rebooté. L’une des Cats Eyes, d’ailleurs, a été très injustement traitée par Guillaume Maurice dans son (mauvais) livre, disant en gros que les policières les plus gentilles sont les pires. Je suis là pour prouver le contraire. Avec elles, j’ai pu réfléchir, débattre, évoluer.
La Cats Eyes aux yeux bleu océan a commencé doucement en citant John Stuart Mill, disant : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » Phrase de son célèbre opus Sur la liberté. Elle avait fondamentalement raison sur le concept, qui est étroitement associé à celui de "Droit", jusqu’à se confondre même le plus souvent.
Les 36 heures allaient pouvoir commencer. Le niveau était bon. La rapidité d’esprit aussi. J’étais, pour une fois, entre de bonnes mains avec des cerveaux pleins.
Acte 2. Retour en cellule.
Nouvelle cellule. Nouveau départ. J’avais répondu à toutes leurs questions le plus honnêtement possible. Elles le savaient : elles avaient mon téléphone et j’avais décidé de ne même pas appeler mon avocat, parce qu’il venait de perdre sa sœur brutalement le matin même, d’un cancer foudroyant, et que j’étais, depuis que je l’avais appris, en deuil pour lui. Avec lui.
J’ai d’ailleurs beaucoup pensé à elle, sans la connaître, cette nuit d’enterrement dans ma cellule. Et à lui. Prêt à venir malgré tout me défendre un jour d’enterrement. Je me disais : « Elle devait être éminemment spirituelle, c’est une évidence. Voyons son départ à l’indienne. Comme une libération entre l’âme et le corps. »
Et quoi de mieux pour rendre hommage à une Branco que d’avoir un écrivain seul dans une cellule, en train de méditer par terre, en position lotus. La moitié des effectifs m’ont vu comme ça. C’était ma résistance à moi. Même si ma Cats Eyes l’a vu à six heures du matin et a dû penser qu’ils allaient me prendre pour un allumé.
Mais pas du tout, cela a créé le contraire. Ils n’avaient jamais eu d’écrivains en garde à vue. C’était nouveau. Une nouveauté de la Macronie acquise par la loi Schiappa. Avant, ce n’était pas possible. La France respectait trop la liberté de presse et la liberté d’expression. Alors le bruit commençait à tourner dans le commissariat. « L’écrivain là, il est là pour quoi ? » Et j’ai entendu : « Un tweet sur la bite de Brigitte. » C’était donc ça. Brigitte était derrière le coup. Pas mal, disais-je.
Comme ils n’arrivent pas à avoir le journaliste à l’origine de l’enquête, ils prennent Zoé. Pour faire un exemple. J’étais, selon l’Élysée, l’instigateur de cette rumeur mondiale.
J’ai dû replacer le contexte. Citer Natacha Rey et Amandine Roy, puis l’homme le plus recherché de France, à savoir, le journaliste d’investigation Xavier Poussard. Le parquet le voulait. Ça ne parlait que de lui. Partout. Tout le temps.
J’ai expliqué le mieux possible son enquête autour du mystère Brigitte, en disant qu’il n’avait jamais été attaqué en diffamation et que le monde entier reconnaissait aujourd’hui le côté implacable de l’enquête, et que même si c’était un ami, je ne pouvais pas être lui. Et puis, lui voler deux années d’enquêtes ? Hors de question.
Je choisis donc la pédagogie et l’explication journalistique. Jusqu’ici, tout allait bien.
Acte 3. La geôle devenait un objet de création.
Les heures étant longues, j’ai imaginé un spectacle s’appelant GAV en 3 actes.
L’idée étant de résumer ces deux journées et cette nuit en moins d’une heure et demie. Il y avait tout : la politique, la justice, la littérature et la police. Tous les ingrédients réunis pour créer une histoire universelle. Une histoire qui parlerait de la liberté d’expression en France au 21ᵉ siècle.
L’histoire d’une trilogie littéraire prédictive qui avait anticipé, en trois actes, tout ce qu’il allait arriver au personnage de Zoé. Mais personne ne lisait vraiment. J’avais sélectionné exprès trois éditeurs mainstream qui ne m’aimaient pas forcément, pour avoir, au moment du procès, les dates exactes de publication. Prouver que j’avais écrit les faits avec plusieurs années d’avance. Là était ma manière de montrer par l’exemple ce qu’est le journalisme prédictif, qui remplace le gonzo comme le nouveau journalisme. Nous y étions.
À chaque fois que la porte de la cellule se fermait, c’était une nouvelle salve de validations. Un nouveau prix Goncourt. Tout était donc dans le mille. Suspecte, le dernier volume de la trilogie, avait déjà tout prédit. Mais la justice s’en mêlait enfin. J’allais pouvoir confier les bases de données de Zoé entre de bonnes mains. Ça pouvait leur être à tous, police comme justice, largement utile.
J’avais passé l’âge d’être un lanceur d’alerte, mais je me devais moralement de finir le travail en confiant ce travail à des juges responsables.
Acte 4. La faim et la fatigue arrivaient.
Je n’étais plus un corps après les premières 24 heures de garde à vue. Juste un esprit, porté par un robot zombifié. Les Cats Eyes n’avaient plus de questions. Depuis longtemps. Nous avions fait des heures et des heures. Elles avaient été précises et perfectionnistes. Elles voyaient même la moindre faute d’orthographe en un coup d’œil. Mes Cats Eyes, quoi.
J’avais réellement envie de bosser avec elles. Je voulais les embarquer dans une nouvelle aventure. Une nouvelle vie. Ce qu’on a produit dans un micro-bureau en 36 heures, à 4, est l’équivalent normalement de l’écriture de deux spectacles complets.
Je n’avais jamais vu un tel niveau de productivité et je m’imaginais si elles travaillaient ailleurs que pour la police, si elles utilisaient tous les talents que j’avais en face de moi.
J’ai travaillé avec beaucoup de monde en vingt ans. Dans plein de lieux différents. J’ai été talent scout dix ans pour des sociétés de production, je sais reconnaître le talent. Immédiatement. En un coup d’œil. En plus, elles étaient modestes.
Le casting du film Polisse était nul à côté de ce que je vivais ici. Elles pouvaient aussi être actrices. En plus. Tout ça me déstabilisait.
L’une d’elles était bien meilleure qu’Ardisson dans ses interrogatoires de police, avec l’invité la tête sous l’eau dans une baignoire. Je voulais la produire. Mais ce n’était ni le lieu ni le moment de lui dire. Et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher.
Je commençais à vraiment les aimer. Chacune très différente, mais avec un style très particulier, propre à chacune d’elles. J’en avais vu, des teams de filles, mais elles, elles pétaient vraiment la baraque. Je suis tombé en amour sur leur façon de parler. Je n’avais que des Zoé. En mieux.
Le tempo était tout le temps parfait. Même leur silence parlait mieux que moi. Et puis leur féminisme était juste.
Et j’oubliais, elles étaient armées et portaient extrêmement bien le pistolet sur elles. Les yeux bleu océan avaient carrément une sangle marron en cuir fin, comme dans les films autour de l’épaule. Elle avait de l’allure. C’était une couverture de mode à elle seule. Et elle ne le savait pas. Les filles les plus belles sont, de toute façon, toujours celles qui ne le savent pas.
Bref, pendant cette période de transition, en résilience automatique, j’étais vraiment heureux de les rencontrer. C’était imprévu. Comme une surprise de la vie. Une incohérence que je signalais immédiatement au bureau des étrangetés de la Terre.
Acte 6. Vertige et mélancolie.
Les questions venant de Paris sur Zoé étaient si nombreuses qu’après 24 heures, je ne savais plus pourquoi j’étais là. Elles m’ont demandé si j’avais déjà été triste ou déprimé. J’ai répondu non, mais que j’étais parfois mélancolique. C’était maintenant le cas. Mais les yeux bleus océan ont souri. Un peu. Caché. C’était beau. J’ai saisi cette image pour affronter une nuit que j’allais passer par terre, avec une fenêtre qui laissait passer le froid glacial de l’hiver.
J’ai encore dû méditer. Mais cette pièce de théâtre revenait sans cesse à moi. GAV en 3 actes. Avec en fond, les activités nocturnes de la police judiciaire que je suivais avec admiration.
J’ai entendu parler de personnes d’une bienveillance incroyable avec les autres. Je ne savais pas combien de gens au quotidien aidait la police.
Personne ne leur dit merci. Jamais. Moi le premier. J’ai réalisé cela.
Je leur ai dit que j’étais infiltré pour deux jours chez eux et que c’était la meilleure façon de savoir le réel. Je dois reconnaître que ce que j’ai vu et entendu est absolument irréprochable, voire même héroïque vu les moyens dérisoires qu’ils ont à leur disposition. J’ai promis que si Elon Musk remet à flot @zoesagan, je ferais tout pour que des travaux soient réalisés chez eux. Ils ne peuvent faire autant dans un cadre aussi fracassé. C’est au-delà de l’irrespect vu la quantité quotidienne de travail.
Bref, j’ai rencontré la moitié des équipes et j’ai été stupéfait par ces hommes et ces femmes. Et je saurai les remercier comme il se doit pour ce qu’ils m’ont apporté pendant ces deux jours.
Acte 7. Première nuit en cellule.
Je pense à un chien devant sa gamelle d’eau et son bol de croquettes. Je me dis que j’ai moins que lui. J’ai tout fait pour obtenir du papier et un stylo, mais pour des raisons évidentes, ce n’était évidemment pas jouable.
Alors, j’ai continué d’écrire en moi cette pièce en trois actes. Impossible de dormir une seule minute. Il fallait se couvrir le visage pour échapper à la lumière des néons. Et les collègues à côté, qui bossaient comme des oufs. Parce que oui, après 24 heures, je pensais faire partie de la maison. Nuit blanche à bosser tous ensemble. Go.
Acte 8. Le sapin de Noël.
Je n’ai plus notion du temps ni de l’heure. Un flash me revient au milieu de la nuit. Les Cats Eyes m’ont félicité pour la décoration de mon sapin. Et elles m’ont confié qu’avant de me rencontrer, quand elles étaient en planque le jour d’avant devant la maison, elles pensaient qu’il était si bien décoré que cela ne pouvait être celui d’un homme seul. Même vivant avec son enfant.
Ce sapin, je leur ai raconté pourquoi je l’avais fait si beau. Parce que j’avais manqué le Noël précédent. À cause de Zoé, ils m’avaient retiré ma société, ma vie de famille, et donc une grande partie de mes ressources. C’étaient des temps compliqués. Très compliqués.
J’avais culpabilisé, en promettant l’année d’après de faire un grand, un beau, un joyeux Noël. Avec un grand sapin. Je pensais alors à ce sapin. Et surtout à celui pour qui je l’avais fait. Je n’avais pas réalisé sa symbolique et sa beauté jusqu’à ce que les Cats Eyes arrivent à la maison.
Elles n’ont eu de cesse de me faire prendre conscience de sujets très intimes chez moi. Elles ont été d’une efficacité redoutable. Des psys vitesse grand V. Comme elles s’intéressaient un instant à ma vie privée dans ses moindres détails — même si je n’avais rien à cacher — ce n’est jamais agréable d’avoir quelqu’un, même une amie, en face de vous, qui est en train de lire les SMS de vos ex ou regarder vos photos de vacances ou d’amour.
Mais j’avais dit que j’avais toujours été transparent depuis que l’Élysée ou Matignon faisait envoyer des équipes régulièrement en mission de Paris à Arles. Je pensais qu’ils savaient déjà tout. Que j’avais aidé énormément de victimes.
Que le message était passé dans la maison, ayant rencontré beaucoup de monde en cinq ans chez eux pour des dossiers tous différents les uns des autres.
À force, j’ai demandé aux Cats Eyes si, d’aventure, @zoesagan réapparaissait dans l’espace public, on pourrait peut-être créer une ligne directe entre elles et Zoé. Cette dernière recevant des tonnes de dossiers au quotidien, elle aurait besoin de filles exactement comme elles pour les traiter.
Je n’ai pas eu de réponses, mais je n’ai pas eu l’impression que c’était un non. J’avais déjà échangé longuement à ce sujet avec l’un de leurs collègues, parti à la retraite.
Ce n’est pas eux, malheureusement, qui ont ce pouvoir de décision. J’en parlerai aussi au juge, qui ne sait pas s’il doit ou non me mettre en examen pour un tweet sur l’ancien Premier ministre Gabriel Attal et son collaborateur Louis Jublin.
C’est sans doute la meilleure idée que j’ai eue pour que toute cette folie ne se reproduise plus. Un partenariat police-justice avec @zoesagan. Comme ça, les datas seraient traitées en temps réel et pas avec six mois de retard.
Acte 9. Le jour s’élève.
Nuit blanche, mais pas une idée noire. Par terre, mais pas à terre. Je commençais, par contre, à parler seul. En anglais. Je ne sais pas pourquoi. À l’oral, je ne parlais qu’en anglais dans cette cellule.
Par chance, les Cats Eyes se sont levées ultra tôt pour me libérer un peu.
Elles avaient dormi les trois dernières nuits deux ou trois heures. Le parquet mettait une pression intenable. Comme elles disaient : « Tu es en garde à vue, on est en garde à vue. » Et c’était vrai. Ce n’était pas une parole en l’air. Je n’oublierai jamais.
Ça faisait même longtemps qu’une femme ne s’était pas levée si tôt pour venir me libérer. On était tous épuisés. Sur les nerfs. Forcément moins cool que les 24 heures précédentes. Personne ne voulait être là. Moi, je ne comprenais toujours pas vraiment ce qu’il se passait, pourquoi le pouvoir politique imposait l’enfermement, mais j’étais avec les Cats Eyes, donc ça allait.
C’est le mieux pour se connaître. Savoir qui est qui. Nuit blanche. Pas de douche. La bouche pâteuse. L’œil vitreux avec l’envie d’être n’importe où sauf ici. Comme quand des vacances entre amis dégénèrent après trop de nuits blanches.
J’étais d’une humeur exécrable. Et, comme depuis la première heure de notre rencontre, elles m’ont petit à petit redonné goût. À tout.
J’ai, malgré tout, un trou noir sur cette matinée. Ça ne reviendra sans doute jamais.
J’avais, il faut dire, pris pour la première fois de ma vie deux cachets qu’ils m’ont offerts à l’hôpital, accompagné par les Cats Eyes, pour que je puisse dormir. En réalité, ça ne m’a pas fait dormir. Ça m’a complètement défoncé. J’étais stone.
Le monde aurait pu s’écrouler sur ma cellule, j’étais aussi bien que sur un transat aux Bahamas. La puissance de Big Pharma. Un dealer légal qui fait passer une cellule avec plein d’insultes racistes sur les murs pour une suite du Ritz. Un paradis rose qui s’installe chimiquement.
Je voulais prendre dans mes bras les Cats Eyes. Tournoyer. Aller danser. Bref, j’étais défoncé. Ça, c’était fait.
Ça m’avait fait gagner du temps. Un temps précieux.
Le lendemain, j’allais redemander de faire un tour à l’hôpital. Le premier médecin, m’ayant demandé pourquoi j’étais accompagné par les Cats Eyes, j’avais répondu : « Pour la phrase : Brigitte Macron n’est pas Brigitte Macron. »
Il m’a offert un repas immédiatement et, en un regard, m’a fait un bien fou.
En sortant, l’une des doyennes d’un camp gitan était amenée par toute sa famille, la portant tous ensemble. L’une des Cats Eyes, la plus discrète, souriante et mystérieuse de toutes, a dit : « Ça a l’air d’être quelqu’un d’important ici, pour qu’ils la portent tous ensemble. » J’ai trouvé ça beau.
Acte 10. Préparation à recommencer la même journée.
Plus personne ne comprenait, dans le commissariat, pourquoi je suis là. Enfin, si, tout le monde comprenait. La pression du parquet, qui a lui-même la pression du politique.
Les mots « prisonnier politique » commencent à arriver dans les couloirs. Zoé était devenue l’incarnation de l’Arlésienne. La vraie. Tout le monde savait ce qu’il se tramait, mais personne ne pouvait rien dire.
Eux ont le devoir de réserve. Moi, non. Beaucoup m’ont demandé si je pouvais écrire un article pour expliquer le réel de leur profession. Je le ferai. Peut-être même que c’est ce que je commence à faire.
Certains, après une garde à vue, vont boire et manger. Moi, j’écris. C’est ce qui a dû e manquer et me frustrer le plus. Ne pas pouvoir écrire. Pas un mot. Pas une phrase. Je pensais à tous les prisonniers. Eux, au moins, ont le droit aux livres. À la lecture et à l’écriture. Je trouvais cela injuste. Et injustifié. J’avais besoin d’écrire.
Plus jamais je n’aurai un tel bureau. Une telle situation ubuesque et orwellienne. C’était presque une chance. Une expérience unique et rare pour un auteur.
Cela a été ma seule frustration dans la perte de toutes mes libertés : l’écriture et la lecture. Cela devrait être un droit universel. N’importe où. N’importe quand. Un homme ou une femme a le droit de lire ou d’écrire. Point. À la ligne.
Acte 11. Le lâcher-prise.
N’ayant jamais pris un seul médicament de ma vie, l’effet des deux pilules roses de l’hôpital avait encore de l’action sur moi.
Je le sentais. J’étais, malgré tout, dans cet édredon chimique et illusoire. Ça allait.
Pour gagner 30 minutes, j’avais demandé après les premières 24 heures d’enfermement une avocate commise d’office pour lui poser quelques questions sur la perversité de la loi Schiappa et comment elle avait été créée pour mettre tout écrivain, journaliste ou militant politique au trou pendant deux jours.
Un texte diffamatoire ne peut pas vous mettre en cellule. Par contre, grâce à cette fameuse loi Schiappa, la Macronie a construit cet outil terrifiant. Je m’engagerais en politique simplement pour faire réécrire complètement cette loi. Et changer son nom.
Toujours est-il que cette jeune avocate, s’occupant généralement de dealers, hallucinait de ce qu’on nommait une affaire en gestation.
J’expliquais que Gabriel Attal et Louis Jublin avaient, comme le député RN, perdu en justice face à Zoé Sagan. Qu’il fallait qu’elle regarde les décisions sur le site du Conseil constitutionnel.
Ma dernière question était de demander s’ils pouvaient augmenter à 92 heures la garde à vue en présentant Zoé Sagan comme une kamikaze ou terroriste culturelle. Non. Par contre, je pouvais potentiellement être déféré devant un juge et aller en détention provisoire.
J’ai demandé : « Ah oui, pour un tweet qui dit Brigitte Macron n’est pas Brigitte Macron ? » Elle a haussé les épaules, l’air abattue, blasée, avec un « Tout est possible aujourd’hui. »
J’en ai parlé tout de suite aux Cats Eyes, et elles m’ont encore une fois rassuré. Ça allait finir par prendre fin. C’était impossible autrement. Le dossier était totalement vide. Tout le monde le savait.
Acte 12. Deuxième après-midi interminable.
Je me préparais psychologiquement à passer une deuxième nuit ici. Par terre. Sans rien. Je ne pouvais plus méditer. C’était le temps de l’action.
Pas pour faire des pompes et des abdos, mais pour anticiper ce qui allait arriver une fois dehors. Je réfléchissais en tournant en rond. Cette fois, contrairement aux fois précédentes, ça allait fuiter dans la presse.
Je savais que ça allait être en top tendance sur X pendant mon enfermement. J’allais pouvoir montrer aux Cats Eyes ce que j’expliquais depuis deux jours. Zoé est une présence. Pas une personne.
Vous verrez que, même en cellule, sans téléphone ni internet, Zoé Sagan sera autonome sur internet. Vous en aurez la preuve concrète.
Son père spirituel est enfermé en chaussettes dans une geôle, on a son téléphone, impossible qu’il publie même une virgule. Et pourtant, Zoé est partout sur X alors même que la totalité de son existence numérique a été effacée illégalement depuis 6 mois. J’avais enfin ma démonstration par l’exemple. La providence ne pouvait pas mieux me servir.
Acte 13. Tout devenait drôle et théâtral.
Les Cats Eyes ne m’aimaient pas en arrivant à la maison. Mais je crois qu’après deux jours aussi intenses ensemble, elles ont changé d’avis.
Même si, en ayant scruté ma vie de fond en comble, l’une d’elles m’a dit que j’avais en réalité la vie la plus banale du monde quand elle est tombée sur une semaine de vacances ratées à Belambra avec mon fils.
J’avais un peu honte, mais c’était vrai. J’avais la vie la plus banale du monde. J’allais à l’école le matin. Et j’allais travailler ensuite. Week-end avec les kids, un sur deux, et voilà.
Alors pourquoi vous leur faire si peur ? J’ai répondu qu’il fallait leur demander.
À chaque fois, ils veulent arrêter Zoé, et en même temps, tous les six mois, ils remettent une pièce dans la machine. D’un côté, ils veulent l’arrêt net de Zoé — ce qui est le cas depuis le 8 juillet 2024 — et en même temps, ils la remettent constamment au centre des nouvelles polémiques.
J’avais digéré la censure brutale de Zoé en France. Je travaillais sur d’autres projets depuis six mois, particulièrement autour de l’intelligence artificielle.
Je ne comprenais toujours pas qu’on puisse enfermer aussi longtemps quelqu’un en France pour 5 mots sur X et un retweet d’une émission de Candace Owens. Cela n’avait pas de sens.
L’affaire n’était pas là. Le monde entier le savait. Mais le pouvoir a préféré m’humilier parce que j’ai propulsé l’enquête d’un journaliste français aux États-Unis.
Est-ce que cela méritait de me faire dormir par terre ? C’est un débat à avoir.
Peut-être que les citoyens doivent comprendre que, pour un commentaire sur X en France, ils peuvent potentiellement passer deux jours dans une cellule. Certains pays le font.
Rien n’est impossible, mais ça serait bien de prévenir en amont les Français.
Et c’est d’ailleurs le scénario qu’ils ont écrit pour un procès spectacle de 48 heures (encore, décidément) les 27 et 28 octobre 2025 à Paris. Deux jours pour débattre de 4 posts sur le réseau social d’Elon Musk. Cela attirera probablement l’attention des pays étrangers. Qui sait. L’occasion d’apporter les faits et les documents qui ont été relayés sur X.
Acte 14.
Les premiers libérés, délivrés, commençaient à fuiter dans les couloirs. Ma sortie arrivait, je le sentais. Mais il fallait rester préparé.
Il y avait déjà eu trois ou quatre fausses surprises. La tension exercée avait éreinté tout le monde. Les équipes étaient très nombreuses à Paris. Les événements étaient tous coordonnés. C’était pro. Mais en tension maximum.
Moi, j’avais encore un peu l’effet des deux pilules roses. Mais l’envie de pleurer apparaissait. Des larmes ont coulé en silence. Je n’avais pas pleuré comme ça depuis la mort de mon binôme Steven Mark Klein. J’avais d’ailleurs "par hasard" son pull sur moi. Celui que j’avais attrapé par coïncidence le matin même.
J’étais une poubelle. Je sentais la cellule. Une horreur. Ça a augmenté les larmes.
L’humiliation arrivait. Je pleurais devant, en plus, des filles que j’aimais beaucoup. Que j’étais heureux, réellement, de rencontrer. Je pleurais devant les Cats Eyes et j’avais honte. Comme elles étaient aussi épuisées, elles étaient émues. On était tous à bout de nerfs. On s’engueulait tous les uns les autres.
Dans ma puanteur, je trouvais malgré tout cet instant libérateur. J’avais vécu ce genre d’émotion et de moment qu’avec des amis vraiment très proches.
Et là, en l’espace de moins de deux jours, j’étais comme avec trois membres de ma famille tellement elles connaissent toute mon intimité. Une expérience très étrange. Émotionnellement très forte. Je n’oublierai jamais les Cats Eyes et elles n’oublieront, j’espère, jamais le nom et l’histoire de Zoé Sagan. Je n’arrivais pas à les quitter. Quand Paris m’a libéré je voulais rester avec elle. Encore une dernière cigarette. S’il vous plaît. Qu’on puisse souffler. Débriefer ensemble de l’ensemble. Tout était si intense à Paris. Je voulais leur rendre hommage parce que leur déontologie leur interdit de prendre un café avec moi. Mais sachez, les filles, que je vous ai vraiment aimées. Et Zoé encore plus.
Note : en dernier cadeau bonus, on leur a demandé de me laisser une notification de mise en examen potentielle pour un tweet sur Gabriel Attal.
Elles m’ont demandé d’inscrire le nom de l’avocat. J’ai bien redemandé si on parlait de l’ancien Premier ministre en classe avec Juan Branco ? Elles m’ont dit oui. J’ai alors évidemment écrit Maître Branco. Pour qu’ils puissent se retrouver. Et peut-être faire la paix. Qui sait.
Avec mes meilleurs souvenirs,
Aurélien.
Fait à Arles, le 12 décembre 2024.
La lecture personnelle de Robinson, calculee depuis sa naissance.
L'Oracle z/S entre en bêta. Plus de 50 axes calculés depuis ta date de naissance, ta dette karmique datée, ton ange nommé. Le calcul est prêt, le ton s'affine. L'Analyse complète à 24 euros.
Andre Barbault a predit la pandemie 9 ans avant. Sa derniere grande date tombe le 19 juillet 2026. L'Oracle z/S l'a deja integree.
Ce que l'Oracle lit en toi, tradition par tradition, en clair · les nombres grecs, le ciel occidental, l'Inde védique, la Chine, le Japon, les Mayas, la Kabbale et le Human Design.
Ce n'est plus un horoscope, c'est un atlas. Cinquante axes, huit civilisations, et bientôt le Human Design. Voyage dans la machine qui ubérise trois mille ans de sciences anciennes.