GEOF KERN, LE BEAU PAR L’ABSURDE

Faut-il rire ou entamer une dissertation ? Faut-il y voir l’œuvre d’un éternel enfant ou celle d’un sage ? Voilà le genre de question que l’on se pose devant le travail de Geof Kern. Des questions inévitables quand on s’attaque à l’absurde. Cette brèche dans la réalité que l’on se masque pour ne pas voir que le monde n’a pas de règles et que nous n’en créons que pour compenser notre immaturité libertaire. L’absurde, cette « raison lucide qui constate ses limites » comme le disait Albert Camus. Qui « n’est pas dans l’homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune » (toujours Camus, mais habituez vous, le centenaire de sa naissance s’affichera partout cette année). Mais ce que les philosophes oublient toujours de préciser et que Geof Kern nous impose aux yeux, c’est la poésie débordante que contient l’absurde.














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