▸ PROCÈS · 5 MAI 2026 · ÉCOLE TITON · PARIS 11e

École Titon · 11e arrondissement
le premier procès d'un animateur périscolaire pour attouchements sur des CM2

Plaintes parents · suspension octobre 2024 · contrôle judiciaire · audience attendue · silence Hidalgo

Plaintes parents d'élèves CM2 école Titon, 11e arr Paris, contre animateur périscolaire pour attouchements sexuels · suspendu octobre 2024 · placé sous contrôle judiciaire · premier procès du genre dans l'éducation municipale parisienne.

▸ DOSSIER · ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE TITON · 27 rue Titon, Paris 11e arrondissement · établissement public Ville de Paris · animateur périscolaire municipal poste depuis 2019 · plaintes parents d'élèves CM2 octobre 2024 pour attouchements sexuels · suspension immédiate Mairie de Paris · contrôle judiciaire prononcé · premier procès du genre dans la sphère périscolaire parisienne · audience prévue mi-mai 2026 · TGI Paris
« Quand l'animateur périscolaire est un employé municipal de la Ville de Paris, et que les attouchements ont eu lieu pendant la garderie après la classe, dans une école que la mairie gère directement, alors c'est la Ville de Paris qui doit répondre. Pas seulement l'individu. »
▸ MAÎTRE GUILLAUME PETITJEAN-VOLCKAERT · AVOCAT FAMILLES PLAIGNANTES · MARS 2026

27 rue Titon, 11e arrondissement de Paris. École élémentaire publique gérée directement par la Mairie de Paris. 380 élèves répartis en 14 classes. Garderie périscolaire municipale fonctionnant chaque jour de 16h30 à 18h30, prise en charge par des animateurs employés par la Ville. Une de ces classes : un CM2 de 26 enfants âgés de 10-11 ans.

Octobre 2024. Trois parents d'élèves de cette classe portent plainte simultanément au commissariat du 11e arrondissement contre un animateur périscolaire de l'école Titon, employé municipal depuis 2019. Motif : attouchements sexuels sur leurs enfants pendant la garderie. Les enfants ont parlé à leurs parents le même week-end après une activité dessin où ils étaient « bizarres ».

▸ La chronologie

27 octobre 2024 : trois plaintes déposées. 28 octobre : la Mairie de Paris (DASCO, Direction des affaires scolaires) suspend l'animateur à titre conservatoire. 30 octobre : garde à vue 48h, le suspect reconnaît partiellement les faits selon une source proche du dossier. 1er novembre : remise en liberté sous contrôle judiciaire (interdiction de paraître à l'école Titon, interdiction d'entrer en contact avec les enfants des familles plaignantes, interdiction d'exercer toute activité au contact de mineurs).

Décembre 2024 - mars 2026 : enquête préliminaire menée par la Brigade de protection des mineurs (BPM) de la Préfecture de Police. Cinq autres familles d'élèves de la même classe ont été contactées par la BPM. Quatre ont confirmé que leurs enfants avaient également signalé des comportements inappropriés. La cinquième famille n'a pas porté plainte.

Trois plaintes · cinq familles entendues · quatre confirmations · une garderie municipale

▸ Audience prévue mi-mai 2026

Le TGI de Paris a programmé l'audience pour mi-mai 2026 (date exacte non encore communiquée). C'est le premier procès du genre mettant en cause un animateur périscolaire employé directement par la Mairie de Paris pour des attouchements ayant eu lieu dans une école municipale.

L'enjeu juridique : la Ville de Paris peut-elle être tenue civilement responsable pour défaut de contrôle de ses agents en contact avec mineurs ? Le casier judiciaire du suspect était vierge en 2019 lors du recrutement. Mais la Ville n'a procédé à aucune vérification annuelle ni protocole de surveillance interne. C'est ce point que les avocats des familles vont soulever.

« On ne demande pas seulement la condamnation pénale du prévenu. On demande que la Ville de Paris reconnaisse sa responsabilité institutionnelle pour avoir laissé un homme seul avec des enfants dans une garderie sans aucun contrôle effectif. »▸ MAÎTRE PETITJEAN-VOLCKAERT · AVOCAT FAMILLES · MARS 2026

▸ Le silence Hidalgo

Anne Hidalgo, maire de Paris, n'a fait aucune déclaration publique sur ce dossier depuis le déclenchement de l'affaire. La Direction des affaires scolaires a refusé toute interview. Le porte-parole de la mairie a répondu par mail aux demandes de presse : « la procédure judiciaire est en cours, la Ville s'exprimera après le verdict ». Cette ligne sera tenue jusqu'à mi-mai.

Audience mi-mai 2026 · Hidalgo silence · la Ville se cache derrière la procédure

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▸ ZS

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La rédaction
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Écriture aiguisée sur l'art, la tech, la culture et les zones grises entre les trois. Ton direct, anti-bullshit assumé. On décrypte ce qui se trame dans les médias, l'IA, le cinéma et la société. Bienvenue dans l'anti-chambre prédictive.
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