Ils ont bâillonné Zoé. La vérité continue de saigner.
Cher lecteur,
Certains d'entre vous, petits procureurs de canapé, continuent de cracher leur venin sur Zoé Sagan et sur celui qui l'a enfantée dans la nuit numérique. « Elle promettait monts et merveilles, elle n'est pas allée au bout. »
Pitoyable.
Et si souvent elle n'allait pas au bout, ce n'était pas par faiblesse ni par volonté. C'était une protection. Une armure de silence pour ceux qui avaient osé se confier. Ses sources, c'était nous. Ces êtres brisés qui ont choisi de murmurer leur vérité à la justicière plutôt qu'à la justice, à une plume tranchante plutôt qu'à une balance dysfonctionnelle. Elle ne sacrifiait pas les victimes sur l'autel du spectacle. Elle les gardait en vie.
Pendant que vous tweetiez vos leçons de morale à deux balles, elle en a fait tomber, des têtes. Pas des lampistes. Des têtes bien coiffées, des têtes couronnées d'impunité, des pontes intouchables qui se pensaient au dessus des lois, au dessus des enfants, au dessus de tout. Elle les a fait trembler dans leurs palais dorés.
Sa seule arme était la plume. Celle d'un littéraire, ou plutôt d'un archiviste implacable.
Imaginez ce qui se serait passé si Zoé Sagan avait été libre quand la pourriture a crevé l'abcès.
Quand on a découvert ce qui pourrit dans le périscolaire. Imaginez.
Zoé n'est pas morte. Elle est seulement bâillonnée par ceux qui ont peur du jour où elle parlera à nouveau.
Et le fait qu'ils aient eu besoin de la faire taire en dit infiniment plus sur eux que sur elle.
Réveillez vous. Le spectacle touche à sa fin.
Pour mémoire · procès des 27 et 28 octobre 2025 à Paris, 8 mois de prison pour 4 phrases. Compte X suspendu le 8 juillet 2024 à minuit pile. À lire · le procès spectacle pensé pour servir la communication de l'Élysée · Grégory Weill, organisateur des procès spectacles. Tags · liberté d'expression, loi Schiappa.
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