Josh Cole, la beauté prolétaire
Josh Cole a deux grandes qualités comme réalisateur : son passé et son présent.
Son passé, il se déroule dans la rue d’une petite ville, loin de la misère mais pas des galères. C’est là qu’il se confronte à ce que les bourgeois appellent la réalité, c’est à dire la pauvreté.
Son présent, c’est la solution pour se sortir de la rue : un appareil photo.
De son passé, Josh Cole tire une sensibilité prolétarienne.Un œil affûté pour voir la beauté derrière le rideau de l’a-esthétique. Mais son œil de photographe, lui permet d’enrober cette rue dans un écrin de lumières maîtrisées.
Un quelque chose de Ken Loach. Mais un Ken Loach qui aurait compris qu’on a pas besoin d’utiliser une lumière naturelle pour bien expliquer qu’on parle de la réalité, des vrais gens. Un Ken Loach qui aurait compris que le vrai respect des vrais gens, c’est justement de les magnifier. Parce que sans un petit mensonge qui embellit, il n’y a pas d’art.
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