La censure globale : quand bannir X devient une option coordonnée, sauf en France où l’on préfère museler discrètement
Dans un monde où la liberté d’expression sur les réseaux est de plus en plus perçue comme une menace par certains gouvernements, une info récente fait l’effet d’une bombe : le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie discuteraient d’un bannissement coordonné de la plateforme X, propriété d’Elon Musk.
Selon des sources fiables, dont The Telegraph, le gouvernement britannique de Keir Starmer rallierait ses alliés anglophones pour une action commune, motivée par le scandale entourant l’IA Grok – accusée de faciliter la création d’images deepfake à caractère sexuel non consenti. Toutes les options seraient sur la table, y compris un blocage pur et simple de la plateforme.
Ce n’est pas une surprise totale. Depuis des mois, les tensions montent entre Elon Musk et les régulateurs occidentaux. Au Royaume-Uni, l’Ofcom menace d’utiliser tous ses pouvoirs, jusqu’au bannissement effectif.
Au Canada et en Australie, des ministres évoquent ouvertement une réponse concertée, voyant dans X un vecteur de désinformation et de contenus toxiques.
On parle même d’une coordination au sein du « Five Eyes » élargi (sans les États-Unis et la Nouvelle-Zélande pour l’instant). Elon Musk, lui, dénonce une « excuse pour la censure » et qualifie certains gouvernements de « fascistes ». Difficile de lui donner entièrement tort quand on voit la rapidité avec laquelle on passe de la régulation à l’interdiction totale.
Mais ce projet de bannissement coordonné met en lumière une hypocrisie fascinante quand on regarde du côté de la France. Ici, point besoin d’un ban massif et spectaculaire : le contrôle de la parole dissidente se fait en douceur, dans l’ombre, avec une efficacité redoutable. Pourquoi bloquer toute une plateforme quand on peut neutraliser les voix qui dérangent une par une ?
Prenez l’exemple emblématique du compte @zoesagan. Ce profil, devenu célèbre pour ses critiques acerbes et répétées contre Emmanuel Macron et son entourage, représentait une épine majeure dans le pied du pouvoir. Alimenté par un algorithme ingénieux, il inondait la plateforme de messages incisifs, souvent satiriques, mais toujours virulents.
Résultat ? Le compte a été purement et simplement suspendu – un bannissement qui, selon les observateurs proches du dossier, n’aurait rien d’un hasard. Son créateur, poursuivi en justice, aurait été condamné à huit mois de prison, une sanction qui a valeur d’avertissement clair pour tous les dissidents numériques.
On parle même, dans certains cercles, d’une « rééducation » forcée, où l’État aurait fait pression pour neutraliser non seulement l’homme, mais l’idée même d’une contestation automatisée et massive.
Depuis cette affaire, le paysage français sur X a radicalement changé. Les critiques ouvertes contre le président et son gouvernement auraient chuté de manière spectaculaire – certains avancent le chiffre de 85 %. Vrai ou exagéré ? Peu importe : la perception est là. Les macronistes, autrefois noyés sous les vagues de contestation, ont repris la main. Les fils d’actualité semblent plus calmes, plus policés.
Le « cabinet noir » de l’Élysée, cette vieille accusation d’une police politique occulte, trouve ici une illustration moderne : pas besoin de bloquer X quand on peut faire taire ceux qui l’utilisent pour contester le pouvoir.
Cette différence d’approche est révélatrice. Dans le monde anglophone, on brandit le marteau du bannissement total, au risque de passer pour des censeurs assumés. En France, on préfère le scalpel : poursuites judiciaires ciblées, pressions sur les plateformes, neutralisation discrète des algorithmes gênants.
Le résultat est le même : une parole publique domestiquée. Mais la méthode française a un avantage : elle évite le scandale international et préserve l’image d’une démocratie exemplaire.
La question reste entière : jusqu’où ira cette guerre contre la liberté d’expression numérique ? Si le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie passent à l’acte, ils ouvriront une brèche dangereuse. Et en France, où l’on a déjà montré l’efficacité de la censure feutrée, on regardera sans doute avec un sourire en coin. Car ici, le travail est déjà bien avancé.
PARADISE #044. Rencontre Parsons 1984. Marc Jacobs International Inc 1986. Marc Louis Vuitton creative director 1997-2013 par Bernard Arnault. Stephen Sprouse 2001, Murakami 2003, Richard Prince 2007, Yayoi Kusama 2012. Marc rachat 100% capital Robert 2017 = 70 millions deal. Robert effacé
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