Laurent Alexandre :
Sous des airs d’intellectuel très érudit, vous êtes en réalité l’un des lanceurs d’alertes les plus radicales que la France à la chance de connaître, pourquoi êtes-vous si peu nombreux à dire la vérité sur le monde qui arrive ?
Votre dernier livre, « La guerre des intelligences » est visionnaire, vous êtes à votre façon un espion du futur, mais pourquoi parler de « guerre » dès le titre de votre essai ?
Une récente étude de l’OCDE, assez terrifiante, montre que seul 13 % des salariés sont supérieurs à l’Intelligence artificielle, sachant que les différences de situation entre individus sont surtout liées à l’intelligence, (ultime tabou dans notre société) que peut-on espérer de l’avenir si rien ne change ?
Vous êtes persuadé qu’une intelligence artificielle forte – connectée au réseau – nous exterminerait très rapidement pour éviter qu’on la débranche, que peut-on faire dès aujourd’hui pour y remédier ?
Vous avez même imaginé des métiers du futur comme « designer de bébé, neuro-hacker, terra-formateur de Mars, neuro-éducateur, psychologue pour IA… » que conseillerez-vous alors à tous les enfants nés au XXIeme siècle pour se former correctement dans un avenir proche ?
«Dans le futur, seuls les gens très intelligents et très doués trouveront du travail », qu’est-ce que cela sous entend pour les simples d’esprits de demain ?
Dans le tsunami technologique qui arrive à grand pas, vous dessinez un futur où les enfants pourraient s’implanter des circuits intégrés dans le cerveau pour rester compétitifs face à la machine, pourquoi alors l’éducation nationale ne commence t-elle pas à se bouger pour éduquer les plus jeunes face à cette nouvelle problématique ?
Aujourd’hui l’occident paie cent fois plus les gens qui éduquent le cerveau en silicium que ceux qui éduquent le cerveau biologique, que peut-on en déduire ?
Est-il pertinent de penser qu’installer des écoles Montessori à la place des ZEP (une large partie des patrons de la Silicon Valley ont été formés dans des écoles Montessori) à plus de sens que de débattre sur la naissance d’un revenu universel qui laisserait une nouvelle aristocratie de l’intelligence tirer les ficelles, pendant que les plus défavorisés attendront sur le bas côté de la société que ça se passe ?
L’intelligence artificielle va t-elle être responsable d’une nouvelle lute des classes ?
Pour être transparent je viens d’être papa, et j’ai lu à mon fils des passages de votre livre, il n’a pas tout compris, mais regardant mon air estomaqué, il a capté que c’était du sérieux, comment puis-je faire comprendre ici au plus grand nombre, l’importance historique de votre ouvrage ?
Et dernière question, qu’avez –vous pensé des thèses défendues par Yuval Noah Harari dans sa « brève histoire de l’avenir » ?
Mardi 15 septembre, Salles du Carrousel, la cérémonie des 50 Best Hotels quitte Londres pour la première fois. La même année, quatre maisons françaises ont perdu leur label Palace, dont le Byblos. Deux jurys, deux verdicts, un seul pays.
Deux jours à Nuuk, une sortie en bateau parmi les icebergs, une enveloppe de 200 millions d’euros. Toute la couverture a titré sur Donald Trump. Satellites, connectivité et centres de données attendaient dans le dernier tiers des dépêches.
L’étude Global Burden of Disease 2023, publiée dans The Lancet Public Health, compte 2,71 milliards de personnes exposées à la fumée secondaire dans 204 pays. Deux chiffres en sortent le même jour. Un seul est devenu une information.
Le gouvernement présente sa loi de modernisation de la sécurité civile le jour où les pompiers déposent un préavis de grève jusqu’au 20 octobre, soit la fin de l’examen du budget. Et 87 pourcent de leurs missions sont désormais du secours d’urgence aux personnes.
Le deuxième film de Charline Bourgeois-Tacquet sort mercredi 9 septembre. Léa Drucker y joue une chirurgienne d'hôpital public que rien n'arrête, jusqu'à ce qu'une romancière vienne passer quelques semaines dans son service. Le film était en compétition à Cannes le 13 mai.
Depuis 2021, le prix Femina proclamait ses lauréats au musée Carnavalet. À partir de cette année, il le fera au 30 avenue Montaigne, chez Dior. Le jury affirme qu'aucun financement n'est en jeu et parle d'avantages, sans dire lesquels. La proclamation est fixée au 4 novembre.