L’Impératrice : à bas la royauté !
Encore de la pop ?
La nouvelle pop française a encore frappé ! Le premier album « tant attendu » parait-il du sextuor parisien L’Impératrice est sorti il y a quelques semaines, avant une tournée nationale. Il s’appelle Mata Hari et suit les traces de deux EP, parus en 2012 et 2014. Dès la première écoute, aucun doute : nous sommes bien en présence d’un groupe issu de la mouvance musicale française popularisée par Christine and the Queens, (dont au passage la nouvelle coupe de cheveux nous inquiète), à savoir : un subtil mélange de variété et de codes alternatifs en surface. Sauf que. Depuis le premier album de la Queen, en 2014, oui déjà, de l’eau a coulé sous les ponts de la pop. Le mainstream est désormais systématiquement habillé d’indé, et L’Impératrice n’échappe pas à la règle.
Oui mais indé !
Indices ? Il y a le nom mystérieux, l’imagerie rétro assumée (on ne pense pas du tout à l’esthétique Jean-Paul Goude/Grace Jones avec la pochette, même si c’est fait exprès, on imagine), des paroles conceptuelles parfois abstraites qui ne veulent strictement rien dire, quand on arrive à les discerner – mention spéciale à la chanteuse plante verte à la voix agaçante. Il y a égal des emprunts massifs à la vapor-wave à coups de nappes planantes et sonorités acidulées qui rappellent vaguement Justice et confrères, des compos dansantes qui n’auraient choqué personne en 1985 à la grande époque du TOP 50, à part les gens qui aimaient déjà la musique, et une linéarité de production propre et formatée pour répondre à une étiquette « pop-lounge synthétique ». Quand ça n’est pas « pop-disco », « pop lascive ». Généralement, c’est mauvais signe quand les journalistes musique commencent à imbriquer les concepts : ça veut dire que c’est pas bon. Ou que l’objet a cruellement besoin d’un emballage hyper vendeur pour être acheté.
Et ça donne quoi ?
Un peu d’objectivité : il n’y a rien à redire sur la qualité de la production. C’est propre, c’est abouti, c’est pro, maîtrisé de bout en bout. Mais pour autant, qualité technique ne rime pas avec originalité, pas toujours, et de moins en moins. Bien sûr, ça ne fait de mal à personne, mais on a un peu l’impression d’écouter un disque composé pour des jeunes quinquas qui dansent en gardant les bras à angle droit près du corps et en bougeant les épaules. Des quinquas mal dans leur peau qui s’encanaillent gentiment à l’afterwork du vendredi et se trouvent plutôt à la page niveau musique. France Gall revue par un Kavinsky en soldes reste France Gall.
Pour finir avec un truc mieux à écouter : Chelsea Wolfe, dont l’album Hiss Spun paru en 2017 n’en finit pas de révéler, à chaque écoute, une noirceur poétique et envoûtante.
PARADISE #058. 2 ans relation YBA London Margate 1993-1995. Carl co fonde White Cube 1993 avec Jay Jopling. 1995 séparation amère. 1998 Tracey crée My Bed après dépression majeure 4 ans. Turner Prize 1999. Charles Saatchi rachat 1999 (150 000 livres). Vente Christie’s 2014 = 2.5 millions l
Meta a lancé lundi Muse Wonder et Muse Wonder Full, ses premiers modèles de pointe, sans poids téléchargeables. Wonder Full n’est vendu que par abonnement, jusqu’à 200 dollars par mois, et obtient 56 à l’index d’Artificial Analysis, contre 58 pour Claude Opus 5.5.
Anthropic interdit à partir du 12 novembre les comportements abusifs ou cruels, persistants et sans nécessité, envers ses modèles. Interrogée par CBS News, l’entreprise n’a pas précisé ce que recouvrent ces mots.
Raphaël Glucksmann remporte la primaire sociale-démocrate dès le premier tour avec 66,17 %, devant Olivier Faure à 14,46 %. 120 787 votants, 15 euros l’entrée pour les non-adhérents, une cyberattaque et près de 24 heures de prolongation.
Joel et Ethan Coen reçoivent le prix Lumière le 16 octobre à Lyon, premier duo couronné. La rétrospective compte 16 titres, la Nuit Coen enchaîne 4 films pour 25 euros. En 2025, 65 % des accrédités avaient moins de 26 ans.
Selon le Wall Street Journal, Amazon négocie le rachat de Decart pour environ 7 milliards de dollars. En mai, la start-up valait près de 4 milliards. Selon Bloomberg, Anthropic avait étudié un rachat autour de 6 milliards avant de renoncer.