Luc Besson et son "Dracula" : encore un plagiat, ou comment saccager un mythe avec l’élégance d’un pickpocket sans talent
Ah, Luc Besson ! Cet éternel adolescent du cinéma français, qui, à plus de 60 ans, continue de nous servir des ersatz hollywoodiens mal digérés, comme si le monde avait besoin d’un énième vampire anémique pour combler son vide créatif.
Son dernier opus, Dracula : A Love Tale, sorti en salles le 30 juillet 2025, n’est pas seulement un navet ; c’est une insulte ambulante au septième art, un roman-photo kitsch et boursouflé qui pue le recyclage à plein nez.
Plein de clichés éculés et d’outrances visuelles qui feraient rougir un épisode de Twilight, ce film est la preuve irréfutable que Besson n’a plus rien à dire, si ce n’est "copiez-collez" sur commande.

Commençons par l’évidence : l’originalité, ce concept étranger à Besson depuis au moins Le Cinquième Élément (lui-même une mosaïque de pillages SF). Ici, il ose nous refourguer une adaptation de Bram Stoker à peine quelques mois après la version acclamée de Robert Eggers en 2024, comme si le timing n’était pas déjà suspect. Mais attendez, ce n’est pas tout !

Le film plagie sans vergogne le chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola de 1992, en version fade et low-cost : mêmes thèmes romantico-tragiques, mêmes envolées lyriques, mais sans le génie ni la profondeur.
Des critiques l’ont déjà qualifié de "plagiat du film de Coppola en version très fade", et on ne peut qu’acquiescer. Besson, ce mythomane notoire, recycle des scènes entières – le vampire mélancolique errant à travers les âges, la romance maudite avec Elisabeta/Mina – sans y injecter la moindre étincelle personnelle.
C’est du Coppola dilué dans de l’eau de Javel, avec des effets spéciaux qui sentent le budget serré d’Europacorp, sa défunte usine à navets.
Et parlons de l’affiche, ce vol flagrant qui annonce la couleur dès le départ ! L’officielle, avec Caleb Landry Jones en Dracula spectral et Zoe Bleu en beauté fatale, est un plagiat éhonté d’un fan art ou d’une création existante – des internautes sur Reddit, X et Threads l’ont démasqué en quelques heures, hurlant au scandale.
"La communication du Dracula de Besson commence par un plagiat pour son affiche officielle.
Prometteur", ironise un twittos, et comment lui donner tort ? Besson, déjà condamné pour plagiat dans le passé (rappelez-vous Lockout, copié sur New York 1997), n’en est plus à une bassesse près.
C’est pathétique : voler une affiche pour un film qui vole déjà tout le reste. Luc Plagiat, comme l’appellent certains sur les réseaux, frappe encore.
Visuellement, c’est une boucherie : des outrances kitsch qui transforment le mythe gothique en soap opera bon marché. Caleb Landry Jones, habituellement charismatique, est réduit à un Dracula larmoyant et fade, tandis que Zoe Bleu incarne une Mina problématique, archétype de la femme-objet que Besson affectionne tant – passive, sexualisée, sans agency réelle.
Les personnages féminins sont, comme toujours chez lui, "problématiques", écho sinistre à ses propres démons. Car comment ignorer la morale en miettes de cet homme ?
Accusé par de multiples témoignages d’agressions sexuelles, avec une plainte pour viol classée sans suite en 2023 "faute de preuves suffisantes", Besson ose encore filmer des romances toxiques comme si de rien n’était. Ses films suintent ce mépris pour les femmes, et Dracula n’échappe pas à la règle : une fresque romantique ? Plutôt une farce misogyne déguisée en conte de fées.
Après l’échec cuisant de Dogman (moins de 300 000 entrées pour 20 millions d’euros), Besson clamait que Dracula serait sa "renaissance artistique". Quelle blague !
C’est plutôt son chant du cygne, un énième navet qui confirme qu’il n’a plus de morale, ni avec les femmes – qu’il exploite à l’écran comme en coulisses – ni avec le cinéma, qu’il pille sans remords.
Évitez ce vol en salle ; relisez Stoker ou revoyez Coppola. Besson, lui, devrait raccrocher : le cinéma mérite mieux que ses copies ratées.
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