Nouveau club clandestin parisien, 300€ l’entrée puis 10€ pour le protoxyde d’azote
Pendant que les enfants de six ans vivent masqués, les hommes politiques et des médecins coquins kiffent à mort. Une journaliste vient d’infiltrer une soirée banale dans ces nouveaux lieux. Voici son récit.
Vers 1 heure du matin, la journaliste de RTL se rend à l’adresse que lui a communiquée un promoteur de boites de nuit dans le 2e arrondissement de Paris. Sur le trottoir d’une rue étroite, une dizaine de personnes attendent devant une porte, qui ressemble à celle d’un immeuble tout à fait comme les autres. Alors que certains ne parviennent pas à rentrer, d’autres sont plus confiants. Ils sont des habitués des boites de nuit clandestines. « On voit des annonces sur Instagram, après on sort beaucoup, donc on a un réseau », explique une habituée.
Ensuite arrive notre tour : la porte s’entrouvre, un videur passe la tête, il nous demande notre nom et vérifie que notre journaliste est inscrite sur la liste. Pour entrer, le prix est une bouteille d’alcool à 300 euros pour les clients non habitués, c’est hors de prix, mais « il faut que le jeu en vaille la chandelle », explique un des organisateurs.
Une fois la porte passée, nous arrivons dans un couloir, sur la gauche un vestiaire, puis des escaliers qui descendent vers deux grandes salles en enfilade. Ce lieu, c’est habituellement un bar-restaurant, mais ce soir 150 à 200 personnes dansent sous les faisceaux des projecteurs rouges.
Bar, DJ, serveurs, fumoir, personnel de sécurité… Tout y est, exactement comme dans une boite de nuit. Il y a même des ballons de protoxyde d’azote, ce gaz hilarant très dangereux pour la santé, qui sont en vente pour seulement 10 euros.
Médecins, politique… des participants aux profils divers
Dans cette boîte de nuit, il y a différents types de personnes : évidemment il y a le personnel. Tous viennent du milieu de la nuit, le DJ par exemple mixe habituellement dans une grande boite de nuit parisienne, fermée en ce moment à cause de la Covid-19.
Les clients sont pour eux la plupart encore étudiants et sont venus danser, passer du bon temps entre amis. Mais parmi eux se trouvent des profils plus surprenants, comme ce jeune engagé en politique : « Je suis conseiller municipal, je travaille avec le gouvernement. Moi, je pense un peu à la réélection de Macron, car je suis macroniste. Je travaille avec son cabinet, avec l’Élysée », affirme-t-il.
Devant l’entrée se trouve aussi une médecin « du lundi au jeudi ». Elle est habillée d’une longue robe noire à paillettes et elle est une habituée des soirées clandestines. « Le vendredi et le dimanche, c’est le week-end », dit-elle avec le sourire avant d’expliquer qu’elle est « vaccinée de ses trois doses et qu’elle a eu la Covid ». Elle fait donc comprendre en substance qu’avec la vaccination, elle ne risque rien…
Des soirées sans aucune précaution
C’est le but de ces soirées : aucun passe sanitaire n’est demandé à l’entrée. L’unique élément qui rappelle le coronavirus, c’est ce distributeur de gel hydroalcoolique en libre-service, mais bien évidemment personne ne l’utilise.
Obligatoire en intérieur, le port du masque ne l’est pas du tout ici, alors que près de 200 personnes dansent les unes à côté des autres. Ici la Covid-19 ne semble pas exister. Personne n’a par exemple pris la peine de se tester avant de venir. Encore plus surprenant, un homme dans le fumoir avoue être cas contact : « Vous ne dites à personne que je suis cas contact », lance-t-il devant d’autres personnes amusées de la situation.
Pourtant, à force de sortir certains admettent avoir contracté la Covid-19, mais ça n’a pas l’air de les inquiéter ni de les décourager.
Instagram, la solution pour trouver ces soirées clandestines
Ce nombre de soirées ne cessent d’augmenter dans la capitale. Les personnes que nous avons croisées nous disent qu’il y en a un peu partout dans Paris. « On n’a jamais arrêté, pendant le confinement, on a fait plein de soirée. Et c’était même depuis le premier confinement. Il y en a toujours eu », affirme une participante.
Pour trouver ces soirées clandestines, il suffit d’avoir les bons contacts ou de repérer les comptes Instagram des organisateurs. Par exemple, pour la soirée de ce soir, le promoteur a fait sa promotion sur le réseau social.
Des policiers impuissants
Cette soirée n’est sûrement pas la dernière. Les organisateurs restent très confiants, car pour eux « le lieu est idéal, il est caché et en façade ça ne ressemble ni à un bar, ni à une boite de nuit ».
Il n’est donc pas anormal de voir passer une voiture de police à 4h du matin dans la rue. Mais les policiers, malgré la dizaine de personnes sur le trottoir, ne se sont même pas arrêtés. Contactée par RTL, la préfecture de police de Paris affirme pourtant être vigilante à propos des soirées clandestines et intervenir quand elle a l’information.
PARADISE #058. 2 ans relation YBA London Margate 1993-1995. Carl co fonde White Cube 1993 avec Jay Jopling. 1995 séparation amère. 1998 Tracey crée My Bed après dépression majeure 4 ans. Turner Prize 1999. Charles Saatchi rachat 1999 (150 000 livres). Vente Christie’s 2014 = 2.5 millions l
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