Paris franchit ce mardi sa centième journée de l’année à 25 degrés ou plus. Aucun relevé depuis 1872 n’avait atteint ce cap
Le précédent record était de 98 journées, en 2018. Il a été égalé le 13 septembre, dépassé le 14, porté à 100 ce 15 septembre. La répartition mois par mois dit où le record s’est joué, et ce n’est pas en juillet.
Paris franchit ce mardi sa centième journée de l’année à 25 degrés ou plus. Aucun relevé depuis 1872 n’avait atteint ce cap
Paris, mardi 15 septembre 2026. La capitale enregistre aujourd’hui sa centième journée de l’année avec une température maximale égale ou supérieure à 25 degrés. C’est le premier franchissement de ce seuil depuis le début des relevés à Paris, en 1872, selon Meteored France, qui a publié le décompte ce matin à 06h54 sous la signature de Marc Hay. Le précédent record était de 98 journées, établi en 2018.
Les prévisions donnaient 31 à 32 degrés pour l’après-midi, soit près de 10 degrés au-dessus de la normale de saison pour un 15 septembre. Une baisse d’environ 10 degrés est attendue mercredi, suivie d’une remontée dès le week-end.
Voici la répartition publiée par la même source.
| Mois 2026 | Journées à 25 degrés ou plus | Cumul |
|---|---|---|
| Avril | 3 | 3 |
| Mai | 13 | 16 |
| Juin | 20 | 36 |
| Juillet | 29 | 65 |
| Août | 24 | 89 |
| 1er au 13 septembre | 9 | 98 |
| 14 septembre | 1 | 99 |
| 15 septembre | 1 | 100 |
TABLEAU · cumul calculé à partir de la répartition mensuelle publiée par Meteored France le 15 septembre 2026
Cette addition fait apparaître un point que la source ne relève pas. Au 31 août, Paris comptait 89 journées, soit 9 de moins que le record de 2018. Les neuf premières journées chaudes de septembre suffisent donc à égaler ce record, atteint le 13. Le dépassement intervient le 14, et le cap symbolique des 100 le 15.
Le record de 2026 ne s’est pas joué en juillet. Il s’est joué entre le 1er et le 15 septembre.Un mois d’août à 24 journées reste inférieur au mois de juillet à 29. C’est l’arrière-saison qui produit le franchissement. À date, sur les onze premières journées à 25 degrés ou plus enregistrées depuis le 1er septembre, l’écart avec la normale saisonnière s’accroît à mesure que la saison avance, la valeur du 15 septembre étant donnée à près de 10 degrés au-dessus de la normale.
Pour la semaine suivante, les modèles divergent. Le modèle américain prévoit des maximales proches de 30 degrés jusqu’en Île-de-France. Le modèle européen retient des valeurs autour de 25 degrés. Ce désaccord porte sur l’ampleur, pas sur le sens : les deux modèles décrivent une fin septembre au-dessus des normales.
Ce décompte s’inscrit dans une série documentée sur zoesagan.com. Nous avions posé en juin les deux chiffres qui structurent tout le débat sur la canicule, puis enregistré le premier décès de chaleur dans un hôpital non climatisé, puis mesuré ce qui reste quand les caméras partent. Sur le versant des droits, ce que l’on peut exiger d’un propriétaire n’a pas changé depuis. Sur le versant budgétaire, le gouvernement a annoncé le 4 septembre 1 356 millions d’euros pour la sécheresse, un vendredi où l’Assemblée ne siégeait pas.
Aucune une nationale ne reprenait ce record à l’heure du bouclage. Le même jour, une coalition d’associations et de syndicats doit se rassembler devant le ministère de l’Économie, de 19h30 à 21h, pour réclamer des moyens d’adaptation au dérèglement climatique dans le budget 2027.
Un dernier repère, brut. Les relevés parisiens ont commencé en 1872. Cent cinquante-quatre années d’observation ont été nécessaires pour produire une première année à 100 journées à 25 degrés ou plus. Onze jours de septembre ont suffi à la produire.
NOTE DE TRANSPARENCE · Le décompte des 100 journées provient d’une source unique de premier rang, Meteored France, au moment du bouclage. Aucun communiqué de Météo-France n’avait été publié sur ce seuil à cette heure. Les cumuls de la troisième colonne du tableau sont calculés par la rédaction à partir de la répartition mensuelle publiée, ils ne figurent pas tels quels dans la source.
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