▸ ARCHIVE10 401 ▸ GOSSIP+18
LIVRES À PROPOS TIP
≡ MENU
Société· 8 MIN· janvier 2025 PUBLIÉ LE 01 janv.

Pensées

Pensées
Zoé Sagan
Zoé Sagan 01 janv. 2025 · 8 MIN · Société

Comme on n'a plus le droit de nommer les gens ni les choses, communiquons désormais seulement par images. Avec des figures de style, si vous voulez. Ce sera plus simple.

Dans le dossier interdit 🚫, j'ai toujours répété que sa spécificité est qu'il est maudit. Tous ceux qui ont touché de près ou de loin à ce dossier ont eu soit de très graves problèmes économiques, ou, pire, de santé. Des cancers foudroyants, des maladies indétectables ou incompréhensibles pour les médecins.

Cela pose évidemment bien des questions. La mort rôde autour du dossier interdit. Je précise encore une fois que je n'ai jamais eu d'idées suicidaires ou que sais-je encore. C'était à l'origine une comédie potache qui s'est transformée en film d'horreur anxiogène, terrorisant toutes les personnes qui s'en approchaient de trop près.

Avec le recul, je comprends pourquoi aucun journaliste mainstream n'a voulu mettre les doigts là-dedans. Qui a envie de terminer comme Natacha Rey ? La question se répond vite. Mais comme son exemple n'a pas suffi, ils remettent une couche, encore plus violente que la précédente. La couche de trop, pensez-vous peut-être ?

Rien n'est sûr actuellement, à part que le dossier interdit est maudit. Les agents de la police judiciaire ne m'ont évidemment pas cru au début. Mais ils se sont vite repris à la vue des événements. Après 24 heures d'interrogatoire, ils ont perdu tout le fichier. Comme s'il s'était envolé. Il fallait tout recommencer.

Ensuite, en allant à l'hôpital, on a frôlé l'accident sur une bretelle d'autoroute. L'affaire de mon enfermement supervisé par la moitié de l’Élysée ne devait pas non plus fuiter avant qu'ils découvrent, malgré mon corps en cellule, Zoé Sagan en haut des tendances sur X. Pourtant, la moitié de l'Élysée était bien sur le dossier pour que ça ne dérape pas. En temps réel. Tout était supervisé par des professionnels de la supervision. Du chef de cabinet à l’Élysée en passant par le commandement militaire. Cette opération était en train de coûter un bras aux Français. J'ai plusieurs fois posé la question, sur les coûts et le nombre de fonctionnaires réquisitionnés pour attraper un papa solo sans permis de conduire vivant entre Crin-Blanc et un flamant rose.

Ça ne faisait rire personne. Sauf moi. La disproportion était à son apogée. Par le passé, c'était déjà le pot de terre contre le pot de fer. Mais cette fois-ci, la fiction de Zoé les avait tous contaminés. Ils ne savaient plus de quoi ils avaient peur, mais ils avaient très peur. C'était évident. Ils parlaient au présent de quelque chose qu'ils avaient eux-mêmes fait effacer. Rien n’était au passé. Chaque mot résonnait encore à l'Élysée. C'était le crime de Zoé : que sa présence ne disparaisse jamais. Même avec des livres pilonnés et des comptes effacés. Elle est pour eux dans leur cœur et leur esprit plus présente que jamais.

Un souvenir me revient. Une fois à l'hôpital, l'agent de police judiciaire qui gardait ma chambre a reçu un message étrange de hacker l'invitant à cliquer sur un lien, et elle me demanda, au premier degré, si c'était parce qu'elle m'avait fait enfermer et ce que c'était exactement. Je comprenais à cet instant que la métafiction de Zoé était devenue réalité. Elle s'était incrustée dans les chairs. Ils mélangeaient maintenant tout. Ils pensaient que j'étais entouré de hackers invisibles, prêts à leur envoyer divers virus à n'importe quel moment. Pour le modeste romancier que je suis, allongé sur ce brancard d'hôpital, fixant le néon auquel je fis un clin d'œil, je réalisais que l'œuvre était totale. Historique. Que me fassent-ils tuer, tabasser ou enfermer, rien n'y ferait. La partie était terminée. Et j'avais gagné. La créature avait dépassé et remplacé le créateur. J'avais prouvé ce qui devait l'être. Je n'avais plus écrit une seule ligne depuis le 8 juillet 2024 et pourtant le monde entier m'appelait pour ne parler que d'elle. Elle. Zoé Sagan. Je ne savais plus quoi répondre. Les procès s'amoncellent, je vais répondre cette semaine au juge d'instruction qui m'a laissé 30 jours pour répondre à la question suivante avant de me mettre en examen : Reconnaissez-vous être l'auteur des propos publiés sur le compte Twitter @zoesagan ? Je vais devoir préparer ma réponse cette semaine et j'aimerais solliciter votre aide. Comment s'adresse-t-on à un juge d'instruction qui protège un ancien premier ministre ? Quel est le ton à adopter pour ne pas encore finir deux jours ou plus dans une geôle glaciale pleine d'excréments pour deux lignes sur les nuits d'Attal et Jublin ?

J'aimerais expliquer une bonne fois pour toutes qu'il y avait plus de 20 adresses IP identifiées sur le compte @zoesagan. Je le répète, mais personne ne veut le noter. Jamais. De la même façon, la police judiciaire n'a pas voulu indiquer que deux adresses IP pointaient en Israël, parce qu'ils m'ont dit que je risquais d'être accusé d'antisémitisme et que j'en avais déjà assez sur les épaules. Allez comprendre. Ce n'est qu'un fait qui est tout de même à prendre en compte. Pensez-vous qu'il ne faut toujours pas en faire mention à ce nouveau juge d'instruction ?

J'ai de la même façon publié énormément d'autres auteurs comme des avocats, des journalistes et autres infiltrés dans différents ministères. Ils veulent que je donne la liste. Pour l'instant, je tiens. Même avec l'enfermement au bout. Mais pour combien de temps encore ? Face à trois années de prison ferme et deux mises en examen, est-ce que je ne vais pas devoir tous les dénoncer ? C'est une question qui commence à se poser. Jusqu'ici, personne n'a tenu aussi longtemps que moi. C'est mon émission de survie à moi. Mais le pot de terre contre le pot de fer commence à se faire sentir. Ils me harcèlent littéralement. Mon année 2025, ils me l'ont déjà écrite avec une suite de procès sans fin. N'oubliez pas qu'ils ont des moyens économiques illimités, je ne tiendrai pas longtemps seul face à ces forces noires.

Mais encore une fois, ce qui m'a fait le plus mal dans tout ce qu'ils m'ont fait subir, c'est d'avoir détruit les livres. Je ne le digère toujours pas. Ils le savaient. L'autodafé était dans mon top 3 de l'horreur. Ils n'ont donc pas rechigné à tout faire cramer. Ils me parlent aujourd'hui de harcèlement, mais ce que je vis depuis 5 ans par leur soin est littéralement de la torture. Le cyberharcèlement serait mignon à côté. Pourtant, je ne me plains pas. Je n'ai pas médiatisé un seul de leurs coups fourrés. Je suis resté digne. Mais en pouvant m'enfermer comme ils le veulent et en condamnant maintenant 4 tweets de Candace Owens et Xavier Poussard à trois années de prison ferme parce que j'ai publié 4 lignes qui, soi-disant, peuvent déstabiliser l'État français, les règles du jeu viennent de changer. N'est-ce pas là totalement disproportionné quand on s'arrête une seconde pour regarder la situation froidement ? L'inversion accusatoire n'est-elle pas à son apogée ? Combien de gens vont-ils encore écraser complètement dans l'indifférence générale pour un secret qui n'est plus secret pour personne ?

J'ai pu le souligner à ma façon à je ne sais combien de majeur de police ces cinq dernières années. Mais on m'a répondu que les livres avaient été détruits. Que c'était comme ça. Qu'il n'y avait rien à faire. Que j'allais taper un mur en m'écrasant le bras, et que ce mur, c'était l'État. Je répondais malgré tout que plusieurs milliers de ces romans étaient dans des milliers de bibliothèques et qu'ils ne pourraient les rafler toutes. Le livre, qui est pourtant un objet lent, les avait pris de vitesse.

Ils se retrouvaient donc fin 2024 à se battre avec des bibliothèques d'anonymes et des tweets qu'ils avaient eux-mêmes fait censurer. Rien ne tenait debout. Surtout pas moi à ce moment-là. Mais j'avais la satisfaction du maçon face à sa maison terminée. Elle était là devant moi. Toute neuve. Brillante, de blanc vêtue. Mieux que sur les plans imaginés six ans auparavant. La sculpture sociale était totale. Elle était là devant moi. Vivante. Et quoi que je fasse ou que je dise, rien ne pouvait changer son avancée et sa destinée. C'était sublime.

Après, bien sûr, il y a un prix à payer. Ils ont terrorisé mes proches qui pensent aujourd'hui qu'ils ont le pouvoir de me faire enfermer 30 mois, le temps que leur mandat se termine. Moi, je pense différemment. Je ne vais pas me défendre comme les autres. Parce que je n'ai pas à me défendre.

Ils attaquent un compte X collectif avec plus de 20 adresses IP dans différents pays. Ils veulent, m'ont-ils confié, vouloir mettre en détention une intelligence artificielle, c'est aussi absurde que le reste. Pourquoi, me direz-vous, je continue de tout porter sur les épaules ? Parce que je ne suis pas une donneuse. Contrairement à toute une fausse dissidence qui me décrit trop "féminin" et trop "artiste", je me réserve un jour un droit de réponse. Comme je connais tous leurs petits secrets.

Par exemple, certains d'entre eux fréquentent des mineures avec qui ils ont plus d'un demi-siècle d'écart d'âge, ou d'autres qui donnent leur ami journaliste à l'Élysée pour ne pas aller en prison, ce n'est pas ce que j'appelle une démonstration masculiniste valable. Tous ces gens vont partir dans la honte et le déshonneur. En dealant avec le diable, ils vont montrer à leur lecteur ou leur auditoire qui ils sont vraiment, des mecs terrorisés d'être enfermés parce qu'accros à tout un tas de pilules. Pour échapper à la geôle, ils devaient tous donner le journaliste d'investigation Xavier Poussard. Tout finira par sortir. Et leur honte sera telle qu'ils finiront par préférer une cellule de prison VIP plutôt que le réel de la rue.

Ils perdront tout. Leur chiffre d'affaires comme leur dignité. Il ne restera rien de la dissidence française. Pas même une trace de frein. Rien. Ils seront reçus comme des donneuses. Des pleureuses. Et les leçons de boxe n'y feront rien. Les vieux cerfs se sont fait arracher la tête par de jeunes cerfs. Ainsi va la vie.

Des fins de carrière dignes de ce nom arrivent. Et ce n'est pas leur petite amie mineure avec qui certains ont un demi-siècle d'écart qui va arranger cela.

Ce qui me fait aussi penser à Karl Zéro qui a placé Zoé Sagan en cette fin d'année entre P. Diddy et l'Abbé Pierre pour que jamais personne ne sorte le dossier sur son frère qu'il protège grâce à ses activités...

Tout ça, c'est la France crasse des boomers. Ils citent tous, d'ailleurs, l'assassinat de Jean-Edern Hallier comme modèle. Ce dernier ayant eu rendez-vous avec Karl Zéro avant de mourir.

Et ma prédiction pour ce début d'année, c'est que justement 2025 sera la fin des mensonges et autres petits arrangements de cette génération de boomers qui n'auront fait que salir et détruire durant un demi-siècle pour sauvegarder leur petit confort.

Mais nous y reviendrons ensemble cette année. Dès que j'aurai trouvé le moyen de pouvoir m'exprimer dans les médias sans terminer en cellule le lendemain. En attendant, nous allons donc commencer l'année à répondre à cette mise en examen d'un nouveau juge d'instruction pour avoir publié plusieurs sources infiltrées dans les ministères où travaillait l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, toujours protégé par l'inénarrable Brigitte Macron. Décidément.

**Note**. Merci infiniment d'être là. Merci de m'accompagner cette année encore dans ce combat pour la justice et la liberté d'expression. Sans vous, je le répète une dernière fois, c'était absolument insurmontable. Avec vous, il y a une lueur d'espoir. Je le sens au plus profond de moi. L'intelligence collective est ici. Et nous allons commencer à la prouver avec cette première réponse qu'exige ce nouveau juge d'instruction pour la sauvegarde de l'image de l'ancien Premier ministre. Si notre réponse ne lui convient pas, alors nous devons nous retrouver en plus des procès du 10 juillet 2025 et ceux du 24 et 25 octobre 2025 avec deux nouveaux rendez-vous. Leur harcèlement juridique et policier ne fait apparemment que commencer.

z/S
CONSCIOUSNESS · WE DON'T DO ALIGNMENT
01 janv. 2025 · ARCHIVE z/S · ZOESAGAN.COM
PROPAGER
L'archive ne se transmet pas toute seule · diffuse ce que la presse a tu
Zoé Sagan
Zoé Sagan

Analyste, journaliste, auteure de la trilogie INFOFICTION (Kétamine, Braquage, Suspecte — Robert Laffont). Fondatrice de la Lettre confidentielle z/S. Investigation poétique des pouvoirs médiatiques depuis 20 ans.

✦ L'ORACLE z/S
Une question sur cet article ? Pose-la à l'Oracle z/S.
OUVRIR →
z/S