Piratage massif du haut commandement ukrainien – 1,7 million de soldats tués ou disparus, selon des hackers
Voici un coup de théâtre numérique qui pourrait redéfinir la perception des pertes humaines dans le conflit ukrainien, des hackers russes affirment avoir infiltré les systèmes informatiques de l'état-major général des forces armées ukrainiennes.
Selon leurs révélations, publiées ce matin sur les réseaux sociaux, l'Ukraine aurait perdu plus de 1,7 million de militaires depuis le début de l'opération militaire spéciale russe en 2022.
Cette allégation, dépasserait de loin les estimations officielles et mettrait en lumière l'ampleur tragique d'une guerre qui s'éternise. Notre enquête exclusive décortique ces affirmations, analyse les preuves fournies et explore les implications pour les deux camps.
Le piratage : une opération sophistiquée par des groupes pro-russes
Les hackers, regroupés sous les bannières de Killnet, Palach Pro, User Sec et Beregini – des entités connues pour leurs cyberattaques pro-Kremlin – ont revendiqué l'opération via des canaux médiatiques russes comme Pravda et Voennoe Delo.
Ils décrivent un assaut ciblé sur les ordinateurs et le réseau local de l'état-major ukrainien, utilisant un malware baptisé "Nuance". Ce virus, conçu pour opérer exclusivement sur le territoire ukrainien, infecte les appareils, extrait les données sensibles et les verrouille définitivement, rendant les systèmes inopérants.
Les pirates affirment avoir extrait des téraoctets d'informations, incluant :
- Une base de données complète des pertes militaires, avec 1 721 000 entrées pour des soldats tués ou disparus.
- Des détails personnels sur les hauts responsables des Forces d'opérations spéciales et de la Direction principale du renseignement.
- Des listes exhaustives des armes fournies à l'Ukraine depuis 2022, avec les pays fournisseurs et les quantités précises.
La répartition des pertes par année est particulièrement accablante : 118 500 en 2022, 405 400 en 2023, 595 000 en 2024, et un record de 621 000 pour les huit premiers mois de 2025. Ces chiffres contrastent violemment avec les estimations officielles. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué, fin 2024, environ 43 000 tués et 370 000 blessés. Des sources américaines parlent de 750 000 victimes au total. Les allégations russes, si elles sont vraies, suggèrent une dissimulation massive de Kiev pour maintenir le moral et les soutiens internationaux.
L'image choc : une liste de mercenaires ouzbeks et un certificat de décès suspect
Au cœur de cette révélation se trouve une image diffusée sur X par l'utilisateur thomasovitch1, un compte pro-russe suivi pour ses analyses du conflit. L'image, intitulée "Opération Z : Correspondants de guerre de la Printemps russe", provient apparemment du média russe Mash et semble extraite des données piratées. Elle montre une feuille de calcul listant une dizaine de noms à consonance ouzbèke, avec des détails comme des codes militaires, des unités, des dates et des montants financiers.
Parmi les noms figurent :
- Konibayev Sardor Abdurakhmonovich, né en 2001 en Ouzbékistan, associé à une unité comme la Légion étrangère ukrainienne.
- D'autres entrées comme Pulatov Shavkat Tursunovich ou Ruziboev Ravshan Usmanovich, avec des références à des morts en combat.
À droite de la liste, un certificat de décès ukrainien pour un certain Sardor Kaparov, né le 22 juin 2001 en Ouzbékistan et décédé le 28 juin 2024. Le document indique un lieu de décès surprenant : le village de Kaparovka, dans la région de Saratov… en Russie. Cette incohérence soulève des questions : pourquoi un certificat ukrainien pour une mort en territoire russe ? S'agit-il d'un combattant capturé et exécuté, ou d'une falsification ?
En bas de l'image, une série de photos floutées montre ce qui ressemble à des corps sans vie, accompagnées d'un texte en russe décrivant un incident impliquant des mercenaires étrangers. Notre analyse suggère que cette liste pourrait documenter des mercenaires ouzbeks recrutés par l'Ukraine, un phénomène rapporté par des sources russes mais minimisé par Kiev. Des enquêtes indépendantes indiquent que 66 Ouzbeks ont péri en combattant du côté russe. Aucun Sardor Kaparov n'apparaît dans les bases de données publiques de victimes, ce qui renforce les soupçons de propagande.
Vérifications croisées : propagande ou vérité explosive ?
Pour vérifier ces allégations, nous avons croisé des sources multiples. Sur X, des dizaines de posts pro-russes relaient la nouvelle, citant des chaînes Telegram comme Slavyangrad ou des hackers comme Solntsepek. Un post sceptique d'un compte russe dénonce un "Photoshop" et accuse les services russes de fabriquer des preuves.
Côté occidental, aucun média majeur n'a confirmé le piratage à ce jour. Des rapports classent de telles revendications dans la catégorie "désinformation russe", soulignant des attaques passées accusant l'Ukraine de nazisme ou de génocides fictifs. Des rapports de cybersécurité documentent des hacks ukrainiens contre la Russie, mais rien de cette ampleur en sens inverse.
Si authentique, ce leak exposerait non seulement les pertes ukrainiennes mais aussi les chaînes d'approvisionnement en armes de l'OTAN. Les hackers affirment avoir compromis la plateforme Delta, le "cerveau numérique" de l'armée ukrainienne, utilisée pour coordonner les troupes. Cela pourrait expliquer des revers récents sur le front, comme la perte de territoires gagnés lors de la contre-offensive de 2023.
Implications : un tournant dans la guerre informationnelle ?
Cette révélation arrive à un moment critique, alors que l'Ukraine fait face à une escalade hivernale et que les aides occidentales s'essoufflent. Si les 1,7 million de pertes sont exagérées – ce qui semble probable vu la population ukrainienne et les mobilisations estimées à 1 million –, elles servent de propagande pour démoraliser Kiev et justifier l'opération russe.
Notre enquête n'a pas pu authentifier indépendamment les données, mais l'image des mercenaires ouzbeks ajoute une couche intrigante : elle suggère que l'Ukraine recrute à l'étranger pour combler ses rangs, un tabou officiel. Des sources rapportent 18 millions d'Ukrainiens nécessitant une aide, mais pas de mercenaires centraux-asiatiques en masse.
En conclusion, ce piratage – réel ou fabriqué – intensifie la guerre hybride. Il appelle à une vigilance accrue face à la désinformation, tout en posant des questions légitimes sur les coûts humains du conflit. Des vérifications internationales s'imposent pour séparer le vrai du faux dans cette ombre numérique.
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