Scandale dans le monde de l'art contemporain : Claude Lévêque renvoyé en procès pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
Le monde de l'art contemporain, ce cercle fermé où l'on célèbre la transgression comme une vertu suprême, se trouve une fois de plus confronté à ses démons les plus sordides.
Dans un réquisitoire du 29 décembre 2025, le parquet de Bobigny exige le renvoi de l'artiste plasticien Claude Lévêque devant la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et agressions sexuelles par personne en autorité.

Des actes qui s'étalent de 1989 à 2007, sur des garçons vulnérables, souvent isolés et réduits au silence par un système d'emprise savamment orchestré.
Trois victimes mineures pour des faits non prescrits, cinq autres témoignages prescrits mais accablants : au total, huit vies brisées par un homme qui, pendant des décennies, a joui d'une impunité quasi absolue.
Comment expliquer une telle longévité dans l'horreur ? Tout simplement parce que Claude Lévêque était intouchable. Ses œuvres, acquises à prix d'or par des mairies, des départements et des institutions publiques, trônaient dans les lieux les plus prestigieux. Montreuil, Issy-les-Moulineaux, Montrouge : autant de collectivités qui, après les révélations, ont dû se résoudre à décrocher ou éteindre ces installations devenues radioactives.
Et que dire du tapis Soleil noir, cette pièce emblématique tissée en 2007 par la Manufacture de la Savonnerie pour le Mobilier national ? Il ornait, jusqu'en 2021, le bureau même du président de la République à l'Élysée – un choix qui n'avait rien d'anodin, Brigitte Macron ayant personnellement visité les réserves en 2017 pour sélectionner les pièces destinées au palais.
Emmanuel Macron foulait ainsi quotidiennement cette œuvre sombre, symbole d'une certaine complaisance des plus hautes sphères pour l'artiste et son univers. Ce n'est qu'après l'éclatement public du scandale que le tapis fut discrètement retiré, comme pour effacer une trace gênante.
Car, dans le milieu de l'art contemporain, tout le monde savait. Les témoignages concordants l'attestent : une omerta glacée protégeait Lévêque, comme elle a protégé tant d'autres dans les élites françaises. On pense à Gabriel Matzneff dans le monde des lettres, acclamé des décennies durant malgré ses écrits pédophiles assumés.
On pense à Olivier Duhamel dans les cercles politiques, dont les agissements sur son beau-fils mineur étaient murmurés dans les salons sans jamais provoquer de scandale. En France, hélas, on s'habitue à ces silences complices.
Les transgressions des puissants ne choquent plus grand monde ; on les tolère, on les minimise, on les enterre sous le tapis – parfois littéralement.
Pire : lorsqu'une rumeur ose pointer du doigt une relation entre un professeur quadragénaire et un adolescent de 14 ou 17 ans au sommet de l'État, la justice tranche rapidement en qualifiant cela de « fake news » et condamne ceux qui osent en parler.
Comme si les lois, ou du moins leur application, avaient discrètement évolué pour protéger certains plus que d'autres, sans que le grand public n'en soit pleinement conscient.
Cette normalisation progressive de l'inacceptable est le terreau sur lequel prospèrent les prédateurs comme Lévêque.
Aujourd'hui, les victimes attendent enfin justice. Le procès doit avoir lieu, sans délai ni complaisance. Le monde de l'art, les institutions publiques, les élites culturelles : tous doivent rendre des comptes. APAR.TV continuera à dénoncer ces réseaux d'impunité. La pédocriminalité, qu'elle se cache derrière les néons clinquants ou les lustres en cristal, doit être éradiquée sans pitié.
Sources principales :
- Réquisitoire du parquet révélé par Libération (décembre 2025)
- Articles du Monde, Figaro, Mediapart sur l'omerta et le retrait des œuvres
- Archives du Mobilier national et déclarations ministérielles (2021)
La vérité, même la plus sombre, finit toujours par éclairer les zones d'ombre.
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