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Société· 4 MIN· janvier 2026 PUBLIÉ LE 14 janv.

Soirée des 200 ans du Figaro au Grand Palais : entre la main d’Arnault qui fait trembler les patrons et le baiser volé de Bardella, une nuit où le désir et le calcul se sont frôlés sous la verrière

Pour fêter les 200 ans du Figaro, le Tout-Paris s’est réuni dans un mélange exquis de soumission, de champagne tiède et de désirs mal rangés. Bernard Arnault y a distribué des orgasmes par poignée de main, Jordan Bardella y a offert un baiser avant de revenir tenir la main de sa princesse Bourbon.

Soirée des 200 ans du Figaro au Grand Palais : entre la main d’Arnault qui fait trembler les patrons et le baiser volé de Bardella, une nuit où le désir et le calcul se sont frôlés sous la verrière
Zaza Dior
Zaza Dior 14 janv. 2026 · 4 MIN · Société

Une soirée où le pouvoir, le sexe et l’image ont dansé un tango très français. Chronique acide d’une nuit qui ne s’oubliera pas.

j’étais là, évidemment. Invitée, pas infiltrée – on ne refuse pas une invitation du Figaro quand on s’appelle Zaza Dior, même si le journal a deux siècles et l’air d’un vieux monsieur qui sent encore la poudre de riz de l’Ancien Régime.

Bernard Arnault, le roi incontesté, est arrivé avec son habituel retard calculé, costume gris perle taillé au millimètre (Dior Homme, bien sûr, qui d’autre ?).

Il a serré des mains à la chaîne, en se trompant systématiquement de nom. « François-Henri, mon cher ! » à François Pinault. « François, ravi ! » à Vincent Bolloré. Les intéressés ont rougi comme des collégiennes, les yeux brillants, la respiration courte. J’ai vu distinctement trois PDG – trois ! – ajuster discrètement leur pantalon après la sacrée poignée de main.

L’un d’eux, un magnat du CAC 40 que je ne nommerai pas (il porte déjà trop de honte sur ses épaules Hermès), a carrément dû s’adosser à une colonne pour ne pas défaillir. Orgasmique, littéralement. On n’avait pas vu une telle dévotion depuis que Marie-Antoinette distribuait des sourires à Versailles.

Tout le monde ne parlait que d’eux, cela va sans dire : Jordan Bardella et sa nouvelle fiancée, une princesse Bourbon-Parme tout droit sortie d’un roman de Chantal Thomas.

La même qui, il y a encore deux ans, partageait les draps (et les idéaux) de Juan Branco, ce petit avocat révolutionnaire en sneakers sales.

Passer de l’extrême gauche anticapitaliste à l’extrême droite couronnée en un seul transfert amoureux, c’est un exploit idéologique que même Pascal Praud n’aurait osé imaginer.

Elle portait une robe blanche immaculée (pas Dior, hélas, une marque italienne mineure – on corrige ça vite), lui un smoking noir impeccable qui criait « gendre idéal ». Ils se tenaient par la main comme des fiancés de province, sous le regard attendri des royalistes et l’œil humide des frontistes historiques.

Mais le clou du spectacle, celui que même les plus cyniques n’osaient pas espérer, est arrivé vers 23h30. Jordan a soudainement quitté la main de sa princesse.

Il s’est dirigé vers un coin plus sombre, près des colonnes, où attendait un garçon – très beau, très musclé, chemisette ouverte sur des pectoraux qui auraient fait rougir un sculpteur grec. Ils se sont embrassés. Sur la bouche. Longuement. Passionnément.

Pas un bisou de salon : un vrai baiser, celui qui fait taire les murmures autour et accélère les battements de cœur des voyeurs mondains. J’étais à trois mètres, une coupe à la main, témoin oculaire.

Le garçon a glissé une main dans la nuque de Jordan, l’autre sur sa taille. C’était beau, électrique, presque touchant dans cette foire aux vanités.

Et puis… rien. Le baiser s’est arrêté net. Bardella a reculé d’un pas, a jeté un regard circulaire – comme pour vérifier que personne n’avait vu (spoiler : tout le monde avait vu) –, a remis une mèche en place, et est revenu vers sa princesse comme si de rien n’était.

Il lui a repris la main, lui a souri ce sourire de candidat présidentiel, et ils ont continué à parader sous les flashs de Jean Picon, qui, lui, n’a rien raté non plus. Le garçon musclé est resté planté là, seul, un sourire triste au coin des lèvres, avant de disparaître dans la foule sans un mot.

La princesse Bourbon n’a rien laissé paraître. Elle a continué à sourire, à hocher la tête aux compliments, à incarner la fiancée parfaite. Mais dans l’air flottait cette vérité nue : pour l’image, pour le futur, pour les urnes et les arbres généalogiques, on range le désir au placard. On embrasse un beau garçon dans l’ombre, on revient embrasser une princesse sous les lustres. C’est ça, la politique en 2026 : un baiser volé, un autre calculé.

Le reste de la soirée a repris son cours normal. Bernard continuait à distribuer des poignées de main orgasmiques en se trompant de noms. Isabelle Huppert hochait toujours la tête d’un air supérieur. Monica Bellucci faisait fondre les verres rien qu’en passant. Arielle Dombasle flottait dans son nuage de tulle yé-yé. Fabrice Luchini débitait du Proust à des industriels terrifiés. Et moi, je suis partie avec le goût amer du champagne et cette image gravée : un jeune loup politique qui sait exactement jusqu’où il peut aller avant de se rappeler qui il doit devenir.

À la prochaine messe, mes chéris.
Zaza Dior

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14 janv. 2026 · ARCHIVE z/S · ZOESAGAN.COM
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Zaza Dior

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