Surdose : Alexandre Kauffmann
Pourquoi lui ?
Parce qu’il y en a un peu marre des discours démago sur la drogue, sur comment c’est anodin et combien c’est festif. C’est bien de montrer comment ça tue, et pas de rebattre les oreilles en mode « c’est mal » (sans blague).
En matière de livres sur la drogue, il y a généralement de tout. Ou plutôt : les livres qu’on apprécie, et les textes moralisateurs supposés révéler le vrai côté obscur de ces poudres de perlimpinpin. Dans la première catégorie, il y a toute la littérature indépendante ou carrément underground, portée par des Selby Jr, Burroughs, Boyle, O’Neill, Welsh, bref, la liste est longue. Dans l’autre catégorie, il y a les pubs du ministère de la santé.
Ecrit par un journaliste au passé tumultueux côté addictions, ce récit de non-fiction narrative embarque avec « Surdoses » une sous-catégorie de la brigade des stups. Celle qui arrive sur les liens d’un accident lié à la drogue, par « accident », comprenez « mort », et qui doit identifier la substance à l’origine du décès et lancer les opérations administratives puis tenter de remonter la filière à partir des indices à sa disposition.
Loin du polar, mais en pleine enquête journalistique, Alexandre Kauffmann parvient à éviter avec élégance les clichés liés à la consommation de drogue, sans jamais tomber dans le voyeurisme ou la moralisation. La drogue, c’est mal, on le sait tous. Passé ce constat, quel est parfois le prix à payer ? Quels accidents sont dus à un manque cruel d’informations, de contrôle sur les substances ? Quels sont les réseaux d’approvisionnement ? En décrivant une réalité froide et factuelle, Alexande Kauffmann réussit ce qu’aucun discours officiel ne réussira jamais : faire réfléchir le lecteur et l’amener à interroger la notion même de consommation.
Où le lire ?
Sur le trottoir en attendant que ton dealer arrive. Il est toujours en retard, c’est chiant.
A qui l’offrir ?
A ton pote qui te dit tous les week-end « non mais c’set festif, j’arrête quand je veux ».
Editions La Goutte d’Or
PARADISE #058. 2 ans relation YBA London Margate 1993-1995. Carl co fonde White Cube 1993 avec Jay Jopling. 1995 séparation amère. 1998 Tracey crée My Bed après dépression majeure 4 ans. Turner Prize 1999. Charles Saatchi rachat 1999 (150 000 livres). Vente Christie’s 2014 = 2.5 millions l
Meta a lancé lundi Muse Wonder et Muse Wonder Full, ses premiers modèles de pointe, sans poids téléchargeables. Wonder Full n’est vendu que par abonnement, jusqu’à 200 dollars par mois, et obtient 56 à l’index d’Artificial Analysis, contre 58 pour Claude Opus 5.5.
Anthropic interdit à partir du 12 novembre les comportements abusifs ou cruels, persistants et sans nécessité, envers ses modèles. Interrogée par CBS News, l’entreprise n’a pas précisé ce que recouvrent ces mots.
Raphaël Glucksmann remporte la primaire sociale-démocrate dès le premier tour avec 66,17 %, devant Olivier Faure à 14,46 %. 120 787 votants, 15 euros l’entrée pour les non-adhérents, une cyberattaque et près de 24 heures de prolongation.
Joel et Ethan Coen reçoivent le prix Lumière le 16 octobre à Lyon, premier duo couronné. La rétrospective compte 16 titres, la Nuit Coen enchaîne 4 films pour 25 euros. En 2025, 65 % des accrédités avaient moins de 26 ans.
Selon le Wall Street Journal, Amazon négocie le rachat de Decart pour environ 7 milliards de dollars. En mai, la start-up valait près de 4 milliards. Selon Bloomberg, Anthropic avait étudié un rachat autour de 6 milliards avant de renoncer.