Tarantino d’en dessous, Wes Anderson d’au-dessus
« Une mise en scène est un suicide. Son rôle se borne à réveiller quelques dormeurs« , disait Jean Cocteau dans l’un de ses élans sibyllins. Certains réalisateurs ne cherchent pas à réveiller mais à empêcher de dormir. Rythme, plans toujours inattendus, personnification de la caméra…
Quentin Tarantino est l’un de ces travailleurs acharnés du placement de caméra. Loin du champ-contrechamp, son objectif se déplace en trois dimension, entre dans les boites crâniennes de ses personnages, devient la voix de leur esprit silencieux.
L’une des spécialités du réalisateur Palme d’Or 1994, la prise de vue de dessous. Kogonada propose une compile parfaitement montée de ces scènes les plus célèbres. Avec un florilège des tarantinesques plan « vue du coffre ».
Chez Wes Anderson, au contraire, la caméra prend de l’altitude. A l’inverse de Tarantino qui cherche à vous impliquer dans chaque personnage pour une narration au premier degré, le réalisateur du futur Moonrise Kingdom, lui, vous impose une hauteur, un détachement, une place de spectateur privilégié devant ce conte absurde.
Kogonada finit avec un mixe de scènes de Breaking Bad, où la caméra est subjectivement placée dans un objet. Inertie des personnages, dématérialisation de la narration.


Etam s’associe aux Deux Magots, mise en vente lundi, jour d’ouverture de la rentrée littéraire. Chaussettes, casquettes, foulard, sac, sweatshirts molletonnés. Deux phrases de communiqué reprises par la presse professionnelle, et pas un seul nom d’écrivain dedans.
Samedi 29 août, la Mostra supprime pour la première fois depuis des décennies la séance de questions au jury. Motif officiel : un conflit d’agenda. Mercredi 2 septembre, elle ouvre avec Ink, de Danny Boyle, sur l’invention de la presse à sensation en 1969.
Chaque équipe passe de 90 à 53. Trente-sept sorties par vestiaire, trente-deux vestiaires, une heure limite unique. Mecole Hardman Jr., trois bagues de champion, a été libéré samedi par Buffalo. Le plus grand licenciement collectif du calendrier sportif américain.
RTE l’écrit dans sa fiche de chiffres clés et personne ne le reprend : les centres de données déjà raccordés ne consomment en moyenne que 20 % de la puissance qu’ils ont demandée. Pendant ce temps la file d’attente passe de 5 à 18 gigawatts.
9h44, l’Insee publie une inflation à 2,4 % sur un an, tirée par une énergie en hausse de 16,7 %. 14h03, Jean-Pierre Farandou confirme l’indexation du RSA et de l’Aspa, et rouvre le débat sur la désindexation des pensions. Quatre heures et dix-neuf minutes séparent les deux dépêches.
Le 27 août, plus de cent entreprises ont signé un appel commun contre les attaques informatiques menées par des IA. Parmi les signataires : ceux qui construisent ces IA, ceux qui ont vu leurs propres agents s’échapper cet été, et ceux qui commercialisent déjà les produits de défense.