Taylor Swift : Shake it (B)off !
Pas facile aujourd’hui de se renouveler quand on est une star de la pop sans faire la pute.
Taylor Swift sort aujourd’hui son nouveau clip Shake it off. Un clip sans grande originalité, qui empile les clichés à outrance (« Je suis blonde on me dit que je suis bête mais assumez-vous comme vous êtes nom de dieu, la vie vous sourira que vous soyez gros, roux, maigre, avec des grandes dents ou juste que vous sentiez mauvais, moi j’aime tout le monde hein ») mais où la petite Taylor a au moins le mérite de ne pas frotter son cul sur tout ce qui bouge comme si elle était prise d’une incontrôlable crise de démangeaison annale. Après s’être imposée aux Etats Unis comme l’une des stars incontournables de la country, il lui a bien fallu s’ouvrir les portes de l’Europe à grands coups de chansons pops formatées mais pas moins efficaces.
Sauf que ce n’est pas trop son truc à la petite de jouer les ados torturées de la foufoune sur fond de boules de chantiers. Taylor est de celles qui se trémoussent sur les tapis rouges ou dans les cérémonies où tout le monde ronronne. De celles qui aiment sourire, danser, s’amuser simplement et avec un minimum de dignité. Alors même si elle n’est pas toujours la plus à l’aise (ben ouais, le twerk c’est pas son truc) et même si elle n’est pas toujours la plus créative (faut bien vendre des disques), elle nous apparaît tout de même plus sincère que sa copine Avril Lavigne, moins crado que sa copine Miley. Alors Taylor Swift serait-elle une sorte de rebelle à contre-courant malgré elle ? Est-il possible d’évoluer dans les eux troubles de la pop sans être nécessairement une sainte-nitouche ou une traînée?
Taylor Swift semble avoir les cartes en mains pour tracer sa route sans nous faire l’étalage de son anatomie… À elle désormais d’y ajouter le petit plus pour s’affranchir de son image de produit et ainsi s’ouvrir des horizons plus solides… artistiquement parlant.
Il serait curieux de la voir entre les mains d’un Lee Daniels façon Paperboy, ou d’un Robert Rodriguez en mode Planet Terror… ou alors on est secrètement amoureux d’elle et on nage en plein délire.










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