The Search : un film et un réalisateur attachants en quêtes d’identité
The Search n’a pas été particulièrement remarquée à Cannes.
Vous ne le verrez pas sous sa forme originelle car son réalisateur, Michel Hazanavicius, a décidé d’en remanier le montage en profondeur.
Exit donc le débat sans doute un peu manichéen concernant l’inaction de la Communauté Internationale (et de l’Europe en particulier) face à l’invasion russe en Tchétchénie menée par Poutine (dite seconde guerre Tchétchène).
Cette guerre bien que très soigneusement dépeinte (on notera la qualité du choix fait quant au grain de l’image et à la bande son et son mixage) n’est ici qu’un contexte afin de mettre en avant les véritables héros d’une guerre : ceux qui la subissent, les victimes.
On croise donc les destins de plusieurs d’entre elles, magnifiquement incarnées par un casting local tout simplement exceptionnel.
Abdul Khalim Mamatsuiev et surtout Maxim Emelianov crèvent l’écran.
Le premier incarne un enfant de neuf ans qui se voit contraint à la survie, le second un adolescent russe contraint de rejoindre les rangs de l’armée envahisseuse.
L’un regagne un peu d’humanité en étant recueilli par une maladroite chargée de mission de l’Union européenne, l’autre, sans cesse humilié et rabaissé par ses supérieurs, perd inexorablement la sienne.
The Search est un film chorale, exercice souvent casse-gueule mais ici relativement bien maîtrisé, qui nous replace au centre des notions essentielles : la vie, la mort, l’amour de son prochain, l’empathie, la fragilité d’un destin.
Certes le remontage explique l’aspect parfois un peu caricatural de certains de personnages finalement assez secondaires (ceux d’Annette Bening et de Bérénice Béjo) et il subsiste quelques longueurs.
Il s’agit néanmoins d’une démarche éminemment louable de la part de l’auteur car il nous offre au sein d’un film singulier (dans un genre souvent caricatural) des tranches de vie extrêmement crédibles. C’est un film qui malgré ses quelques imperfections reste en nous.
Un film attachant, comme ses héros, à voir sur grand écran !

Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
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PARADISE #058. 2 ans relation YBA London Margate 1993-1995. Carl co fonde White Cube 1993 avec Jay Jopling. 1995 séparation amère. 1998 Tracey crée My Bed après dépression majeure 4 ans. Turner Prize 1999. Charles Saatchi rachat 1999 (150 000 livres). Vente Christie’s 2014 = 2.5 millions l
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