VALERIA PETRINI, LE FEU ET LA GLACE
Quatre petites vidéos à peine. Presque discrètes. Courtes et belles, comme des haikus. C’est tout ce que présente pour le moment Valeria Petrini sur internet. Enfin presque tout. Il y aussi le talent et une personnalité, une identité forte qui se dégagent et qui ne laissent aucun doute quant à l’avenir de la jeune italienne.
Il y a dans ses films, un mélange de poésie dans la forme et de puissance dans le fond. « J’aime l’idée de transmettre un message fort en douceur. Si un message fort est transmis avec violence, la puissance devient de la violence. »
Ses films sont à l’image de son accent du sud de l’Italie, évoquant tout autant la dolce vita que la cosa nostra.
Valeria est née à Foggia. Son parcours se dessine comme une migration vers le nord. D’abord à Rome pour des études de dessins industriels, puis Venise pour de la com’ visuelle. Enfin, Nantes en Erasmus pour les Beaux Arts, agrémentés d’une thèse de fin d’étude sur le Street Art. La thèse est devenue un livre en cours de publication en Italie. « Le street art est une guerilla marketing qui développe des concepts qui ne sont pas fait pour être vendus. Le street art en galerie est dénaturé, contradictoire avec son essence. »
Après ses études, Valeria s’installe à Paris. « Ça fait 18 mois que je suis ici, j’ai l’impression de mettre totalement sédentarisée. Je pense repartir à l’étranger rapidement. Sauf, bien sur, si je trouve un bon travail. »
Pour le moment, Valeria est intermittente du spectacle, monteuse dans une boite de prod. Elle a commencé comme technicienne. « Je faisais tout. Les câbles, la technique, tout. Je me suis faite exploitée, mais j’ai beaucoup appris. » C’est peu dire qu’affirmer qu’elle ne saute aucun barreau dans l’ascension de l’échelle sociale.
A l’avenir, elle aimerait partir un an ou deux faire une retraite de la Mongolie au Vietnam. Un voyage qu’elle rendrait dans un journal multimédia : vidéos, écrits, animations, blogs… Mais elle n’entreprendra pas le voyage seule. Peur de la solitude ? « Non, mais il faut être au moins trois pour transporter le matériel. » L’appel est lancé.

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