Anna Di Prospero, me, myself and humankind
Quelle est la différence entre le selfie et l’autoportrait ? L’art.
Et à ceux qui en doutent, laissez-nous vous présenter le travail de l’Italienne Anna Di Prospero. Elle se met en scène. Seule, avec sa famille, ses amis, des étrangers. Sur des photos retouchées, jouant seulement avec les lumières ou ultra réalistes. En ville ou la campagne. Une telle variation de l’art photographique que le sujet semble changer à chaque prise. Et voilà l’essence même de l’art. Celui de transcender l’artiste, et si possible, le spectateur. Devenir quelqu’un d’autre, le temps d’une œuvre. Les artistes sont toujours un peu fatigués d’eux-mêmes.
En changeant de cadre, l’artiste change ce qu’elle présente d’elle-même. Comme si nos différentes personnalités dépendaient plus du décor que des personnages. En se fixant avec insistance, on voit le panel de l’humanité s’étaler devant nos yeux. Regarder dehors ou se regarder jusqu’à la nausée, pour ne plus se voir. S’oublier ou méditer.
Anna Di Prospero a partagé sa vie dans les deux villes qui encerclent l’ère moderne de l’humanité. De Rome à New-York, de la ville éternelle à la ville qui ne dort jamais. De Rome, elle a ramené une lumière. Celle que l’on voit le soir, sur les toits romains lorsqu’on flâne sur la rue longeant la villa Medicis entre la Piazza del Popolo et la Piazza di Spagna. De New-York, elle emporte une énergie sans nom, celle du corps s’exprimant dans l’empire du béton, criant son existence épidermique.
Si vous vous trouvez du côté de Marseille, courez au Percolateur, où l’artiste est en résidence pour un mois.














Le 14 octobre, à San Francisco, Anthropic a présenté à de futurs investisseurs un chiffre d’affaires trimestriel de 16,8 milliards de dollars, selon le Financial Times. Après un deuxième trimestre qui avait plus que doublé, la hausse retombe à 45 %.
Le 14 octobre, l’action CoreWeave a perdu jusqu’à 16 % et ses obligations 2032 ont glissé sous 80 cents, pour un rendement de 15 %. Le loueur de puces de l’IA affiche 104 milliards de commandes et 35,6 milliards de dette.
Le patron néo-zélandais de Kroger, ancien chef de Walmart aux États-Unis, supprime 3 000 postes du siège en 3 ans au nom de l’IA. Son contrat, déposé à la SEC, prévoit 16,5 millions de dollars de rémunération cible annuelle.
Huit écrans en une minute : la Naissance, le Terminal, le Ciel, l’Accord, le Registre, la Bibliothèque, la Page d’après et L’Oracle en direct.
Selon Reuters, Anthropic et OpenAI ont cherché, jusqu’au 5 octobre au moins, à contrôler ce que leurs évaluateurs externes peuvent publier, au nom du secret des affaires. En septembre, Dario Amodei défendait l’inverse.
Le 13 octobre, Microsoft a publié des correctifs pour plus de 1 400 failles, dont au moins 78 critiques et une déjà exploitée. En 2020, l’année record, l’éditeur en avait corrigé 1 261 en douze mois.