La marque de luxe Balenciaga, détenue par le groupe Kering, a fait parler d’elle ces derniers jours sur les réseaux sociaux, et pas en bien. En effet, de très nombreux internautes, en particulier des parents, ont été choqués par les photographies accompagnant une nouvelle gamme de produits pour enfants.
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Balenciaga using photos of little girls playing with teddy bears dressed in bondage gear on their website. Lovely. pic.twitter.com/mYnt0CJuif
— Slarty Bartfast (@DatCatDer) November 20, 2022
Depuis quelques jours, Balenciaga est sous le feu des critiques pour sa campagne « dégoûtante » montrant des enfants tenant des ours en peluche affublés d’accessoires évoquant clairement l’univers BDSM. La première photo de la boutique en ligne montre un jeune enfant aux cheveux roux debout sur un lit rose en peluche tout en tenant un sac en peluche blanc par sa lanière en cuir. En plus d’avoir des bracelets en cuir autour des bras et des jambes, la peluche est vêtue d’un haut court en maille avec une chaîne et un cadenas autour du cou.

Une autre page du site Web présente une image d’un enfant debout sur un canapé et tenant un sac à jouets en fourrure violette.

Bien que ces sacs ne soient pas actuellement disponibles à l’achat, les images ont été utilisées pour promouvoir d’autres articles dans leur boutique de cadeaux, comme des tasses à café réutilisables à 90 £ et un harnais pour chien à 705 £.
Ces illustrations ont causé un scandale général sur internet, et notamment sur les réseaux sociaux. Sur le très populaire forum Mumsnet, dédiée aux mères, de nombreux topics sont unanimes pour qualifier cette opération de « très inappropriée » et de « dégoûtante ». Selon un article de Reduxx, l’auteur de ces photographie est un certain Gabriele Galimberti, travaillant par ailleurs pour National Geographic.
Mais certains internautes ont remarqué des détails encore plus troublants. En effet, sur une autre page du site de Balenciaga, certain ont noté la présence pour le moins étrange, dans le décor, de ce qui apparaît comme un document juridique mentionnant la « pornographie infantile ».
Des internautes ayant mené une enquête plus approfondie se sont aperçus que le document en question renvoyait à l’affaire United States v. Williams, datant de 2008. Selon Reduxx :
L’affaire impliquait un homme du nom de Michael Williams qui, en avril 2004, a utilisé un forum de discussion public sur Internet pour publier un message proposant d’échanger du matériel pédopornographique avec d’autres utilisateurs du groupe. Lors d’une perquisition au domicile de Williams, les autorités ont saisi deux disques durs contenant « au moins 22 images de vrais enfants se livrant à une conduite sexuellement explicite, dont certaines sadomasochistes ». Le tribunal de district de Floride a condamné Williams à 60 mois de prison. Williams a ensuite déposé une requête pour faire appel au motif que le statut juridique de sa condamnation était trop large et enfreignait ses droits à la liberté d’expression, garantie par le premier amendement. La Cour d’appel des États-Unis pour le onzième circuit a donné raison à Williams, envoyant ainsi la décision finale à la Cour suprême, qui a finalement statué que les protections de la liberté d’expression ne s’étendaient pas à la diffusion d’images pédopornographiques.
Curieusement, Balenciaga qui milite régulièrement en faveur de l’idéologie LGBT, a rompu sa collaboration avec le sulfureux rappeur Kanye West, et a également supprimé son compte Twitter, peu de temps après le rachat de la plateforme par Elon Musk. Bien que la direction de la marque n’ait pas fourni d’explication officielle, il est probable que cette décision de quitter l’un des réseaux sociaux les plus populaires ait été motivée par des raisons idéologiques et par une volonté de réduire les risques désormais associés à la modération plus libre de la plateforme.
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La réaction négative à cette affaire sur les réseaux a été telle que la marque a restreint l’espace commentaire sous ses publications Instagram, quelques temps avant de tout simplement supprimer sa page.
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Écrit par
Alpha Sagan
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